Boualem Sansal, écrivain d’origine franco-algérienne, a été élu à l’Académie française le 29 janvier, recevant 25 votes sur 26 possibles. Il occupe désormais le siège numéro trois, laissé vacant après le décès de Jean-Denis Bredin en 2021.
Une élection soutenue par diverses personnalités politiques
En France, l’élection de Sansal a été principalement saluée par des figures de la droite et de l’extrême droite, telles que Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur. Cette reconnaissance s’explique autant par ses écrits que par ses prises de position politique.
Libération récente de Boualem Sansal et intervention diplomatique
L’élection intervient peu de temps après la libération de Sansal en Algérie, où il avait été emprisonné pendant près d’un an avec une condamnation de cinq ans pour atteinte à l’unité nationale. Sa libération a été obtenue le 12 novembre suite à une intervention du président allemand Frank-Walter Steinmeier auprès du président Abdelmadjid Tebboune.
Controverses et soutien politique
Le gouvernement algérien a reçu, le 10 novembre 2025, une demande officielle de grâce pour Boualem Sansal de la part du président allemand. Sansal, ancien cadre du ministère de l’Industrie en Algérie, est autant connu pour ses œuvres littéraires que pour ses déclarations sur des sujets sensibles tels que l’immigration et l’islam. En octobre 2024, ses propos soutenant les revendications du Maroc sur certaines régions de l’ouest algérien ont fait grand bruit. Sa détention a été médiatisée en France, certains accusant la droite de l’utiliser à des fins politiques.