Le Wali de Naâma critique durement les associations qui outrepassent leurs fonctions légales en Algérie. Les détails dans cette édition du mardi 27 janvier 2026.
Le Wali de Naâma condamne les abus des associations
Dans l’extrême sud-ouest de l’Algérie, le wali de Naâma, Lounès Bouzegza, a fermement critiqué certaines associations qui, selon lui, dépassent leurs prérogatives légales. Il les accuse d’outrepasser leur rôle et d’empiéter sur les responsabilités de l’administration.
Au cours d’une réunion avec les membres de l’exécutif de la wilaya, le wali a souligné que certains chefs d’associations pratiquaient illégalement, interprétant de façon erronée leur mission et interférant de manière inappropriée avec les fonctionnaires. Lounès Bouzegza a condamné leur utilisation abusive de leur statut associatif pour exercer une pression ou commettre des actes d’extorsion, ce qui constitue une violation des lois en vigueur.
Une position intransigeante sur le rôle des associations
Lors de son discours, Lounès Bouzegza a exprimé explicitement que les associations sont considérées comme des partenaires du développement, et non comme un organe de surveillance sur l’administration publique. Il a affirmé avec fermeté que toute association cherchant à s’ingérer dans la gestion des affaires de la wilaya se verrait refuser toute entrevue.
En outre, il a encouragé les dénonciateurs ayant de véritables intentions à déposer formellement leurs plaintes, et a mis en garde ceux qui utiliseraient le statut associatif pour des objectifs cachés en précisant que la réglementation s’appliquerait à eux avec rigueur. Un cas exemplaire a été cité, celui d’une personne se déplaçant entre diverses administrations sous couvert de présider une association nationale. Le wali a ainsi décrété que cette personne ne serait reçue que comme simple citoyen par l’administration.
Application des mesures légales pour enrayer les abus
Dans le cadre de sa lutte contre les abus, le wali de Naâma a demandé aux directeurs exécutifs et chefs de services de prendre des mesures légales strictes, y compris des actions judiciaires, contre toute personne usant du statut associatif à des fins inappropriées.
Les administrations demeureront accessibles aux associations sérieuses et actives qui respectent les lois et contribuent positivement à la communauté. Le wali a affirmé son soutien aux associations engagées de manière légale et transparente. Enfin, il a souligné l’importance de maintenir la réputation de l’État, la transparence et le bon fonctionnement des services publics, précisant que toute entorse à ces principes serait sévèrement réprimée.