Le ministère algérien de l’Éducation nationale a lancé une réforme significative de l’examen du baccalauréat, qui commencera dès l’année scolaire 2025/2026. Ce projet, prévu pour durer quatre ans, comporte des modifications majeures dans l’organisation et le contenu des épreuves. L’objectif est de moderniser le système éducatif, alléger le stress des élèves et harmoniser l’examen avec les normes internationales.
Focus sur les matières clés lors du baccalauréat
Les élèves de terminale seront dorénavant notés principalement sur les matières essentielles de leur spécialité, tout en passant obligatoirement des épreuves en langue arabe, en français et en anglais. Les autres matières seront évaluées uniquement durant l’année. Cette simplification vise à concentrer l’attention des candidats sur les compétences clés pour leur avenir.
Un nouveau baccalauréat axé sur le sport sera également introduit, valorisant les compétences physiques des élèves. En parallèle, l’intégration de matières technologiques telles que l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou la nanotechnologie est envisagée pour s’adapter aux tendances du marché.
Une innovation notable de cette réforme est la mise en place de la “carte de synthèse”, qui reconnaîtra les efforts des élèves tout au long de l’année scolaire. Les candidats obtenant une moyenne entre 9,50 et 9,99/20 pourront se faire aider grâce à cet outil, selon leur performance globale durant l’année, pour compenser partiellement leur résultat au final examen.
Réforme du BEM : vers une évaluation continue
Des changements sont aussi envisagés pour le Brevet d’enseignement moyen (BEM) en Algérie. Parmi les propositions figure la possibilité de considérer la moyenne des quatre années de cycle moyen ou de pondérer le résultat final avec la moyenne annuelle.
Le système d’orientation des élèves sera numérisé et basé sur les résultats dans les principales matières, remplaçant peu à peu le système actuel des tronc communs. Cette approche vise à mieux aligner les élèves sur leurs compétences et aspirations réelles, réduisant ainsi les échecs et l’abandon scolaire en Algérie. La réforme est conçue pour être structurante et équilibrée, face aux défis modernes que rencontre l’éducation algérienne.