L’Algérie renforce ses collaborations énergétiques au sein du continent africain, et notamment avec les pays du Sahel. Dernièrement, deux ministres algériens ont conclu une visite marquante au Burkina Faso. Le séjour a été couronné par la signature d’un protocole de coopération dans les secteurs des hydrocarbures, des mines et de l’électricité.
Visite des Ministres Algériens à Ouagadougou
Du 12 au 13 février, le ministre des Hydrocarbures et des Mines et le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables ont séjourné à Ouagadougou. Ils étaient accompagnés d’une délégation influente, incluant les PDG de Sonatrach et Naftal. L’objectif était d’établir des accords de partenariat dans les ressources énergétiques [source non confirmée].
Cette visite suit celle de M. Arkab à Niamey le 26 janvier, qui a permis de raviver un projet d’exploitation conjointe d’un champ pétrolier au nord du Niger. Les discussions ont également abordé le gazoduc transsaharien TSGP.
Un Partenariat Stratégique Énergie et Mines Consolidé

Le protocole entre Alger et Ouagadougou confirme l’engagement des deux nations à renforcer leur coopération dans les hydrocarbures, l’énergie et les mines. Le ministère des Hydrocarbures mentionne que cet accord vise à respecter les directives du Président de la République, visant à dynamiser la coopération africaine et à favoriser le partenariat Sud-Sud.
Les domaines prioritaires incluent l’approvisionnement du Burkina Faso en produits pétroliers et le développement dans le secteur du gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi que l’amélioration des capacités de stockage et de distribution. L’accord s’étend également à la coopération dans l’électricité, en soutenant la compagnie burkinabè avec des projets de production, transport, et maintenance.
Initiatives de Formation et Suivi du Protocole
Le protocole prévoit des initiatives dans la transformation des ressources minières et l’échange de savoir-faire. Des programmes de formation seront lancés pour former les cadres burkinabè dans diverses spécialités liées aux combustibles, à l’électricité et aux énergies renouvelables.
Pour assurer le respect des engagements, il a été décidé de mettre en œuvre des mécanismes de suivi conjoints, avec la formation de groupes de travail sectoriels. Cette signature marque une avancée dans les relations entre les deux pays, illustrant une volonté partagée de bâtir un partenariat africain efficace basé sur l’intégration économique et l’intérêt mutuel.
Pour conclure leur séjour, la délégation algérienne a rendu hommage à Thomas Sankara, ancien président burkinabè, en visitant le mémorial qui lui est dédié. Sankara est reconnu pour son rôle emblématique dans la lutte pour la liberté, la justice sociale et la souveraineté des nations africaines.