Les importations algériennes de céréales françaises, notamment le blé et l’orge, devraient reprendre en février. Ce répertoire d’importation inclurait la première livraison depuis juillet 2024 et la première expédition d’orge en trois saisons, a rapporté l’agence Reuters. Cette décision pourrait dériver de la faible disponibilité du blé argentin.
Motifs de l’achat et perspectives céréalières
Le choix de la France pour ces achats pourrait être motivé par des avantages financiers et des délais de transport réduits. Les besoins de l’Algérie sont accrus en raison de la filière ovine, et cela, en vue des fêtes du Ramadan et de l’Aïd-El-Kébir 2026. Même si la commande de blé est considérée comme modeste, l’espoir est de mieux évaluer la situation après les données des douanes.
Les experts soulignent des problèmes de qualité du blé en Argentine, avec des niveaux de protéines insatisfaisants, ce qui limiterait les exportations vers l’Afrique du Nord. La France, avec ses propres difficultés d’exportation, voit dans ce nouvel intérêt algérien une opportunité pour les producteurs locaux.
Efforts de coopération internationale pour l’agriculture Algérienne
En réponse aux nécessités de production locale, l’Algérie s’oriente vers des projets de coopération pour renforcer ses infrastructures agricoles. Récemment, un projet de décret s’attachant à créer des coopératives agricoles a été mis en discussion pour favoriser la mécanisation locale.
L’Algérie développe aussi des partenariats internationaux, notamment avec des entreprises italiennes, pour améliorer la production de blé dur dans la région de Timimoune. Les programmes du ministère de l’Agriculture poursuivent la collaboration avec des institutions comme le Fonds international de développement agricole (FIDA) pour soutenir les techniques agricoles modernes. Ces initiatives visent à réduire la dépendance de l’Algérie aux importations céréalières, un enjeu crucial pour le pays.
