La candidature de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) pour le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine suscite des préoccupations au Maroc. Le pays voisin a mobilisé ses canaux médiatiques pour tenter de prévenir ce scénario.
Concurrence entre trois nations pour un siège nord-africain
La RASD a présenté sa candidature pour le siège représentant l’Afrique du Nord au sein de cet organe clé de l’Union africaine. Elle doit faire face à la concurrence de la Libye et du Maroc, selon SPS, l’agence de presse sahraouie. L’issue de cette compétition sera déterminée lors de la réunion du Conseil exécutif de l’Union africaine à Addis-Abeba en février 2026.
Parce que le Maroc avait déjà échoué à obtenir ce poste face à l’Algérie l’année précédente, il craint une critique sévère s’il venait à perdre face à la RASD, reconnue internationalement comme occupant des territoires sous contrôle marocain.
Les arguments en faveur de la candidature sahraouie
La candidature officielle de la République sahraouie a été relayée par SPS le 14 décembre. Dans sa note diplomatique, la RASD met en avant son engagement profond envers les idéaux de l’union africaine, y compris l’unité, la paix, la sécurité et le respect mutuel. Elle souligne également son expérience en gestion dans des contextes de conflits prolongés et des services dans des environnements fragiles.
Les inquiétudes marocaines autour d’une éventuelle alliance
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine joue un rôle crucial dans la prévention et le règlement des conflits en Afrique. Le Maroc s’inquiète d’une coalition potentielle entre l’Algérie et la RASD au sein de cet organisme. Bien que la candidature du Maroc ne soit pas officiellement démentie, certains médias comme Hespress minimisent les chances de succès de la RASD, citant les dynamiques géopolitiques actuelles et le dossier du Sahara occidental.
Le risque d’une alliance ferme entre l’Algérie et la RASD au Conseil de paix est un sujet de préoccupation pour le Maroc, comme pourrait l’être la présence de la Tunisie à un degré moindre.