Le gouvernement italien met en chantier une révision des procédures administratives concernant le séjour et l’emploi des étrangers non européens. Un processus législatif a été lancé pour intégrer plusieurs démarches en une seule.
Adoption d’un nouveau décret législatif
Le 20 janvier 2026, lors de sa 156e réunion, le Conseil des ministres italiens a approuvé, en première lecture, un décret législatif qui applique la directive européenne 2024/1233. Cette nouvelle législation introduit une demande unique regroupant les formalités de titre de séjour et de permis de travail, appelée « permesso unico ». Avant de devenir applicable, ce décret devra encore être examiné par le Parlement italien. Selon les informations disponibles, s’il est validé, sa mise en œuvre pourrait se faire au milieu de l’année 2026.
Vers une procédure unifiée
Le projet prévoit que les employeurs en Italie auront la possibilité de soumettre un dossier numérique unique, remplaçant les procédures multiples actuellement en place. Cela inclut notamment les démarches pour les nullas osta, les titres de séjour, et les interactions avec les bureaux du travail. Les ministères concernés ont indiqué que le traitement de cette procédure ne devrait pas excéder 90 jours, alors qu’il prenait auparavant six mois ou plus. L’ensemble du système s’appuiera sur une plateforme numérique commune, favorisant le partage d’informations entre les administrations.
Ce décret prévoit aussi des changements liés à la carrière des détenteurs du « permesso unico ». En période d’emploi, ces derniers pourront changer d’employeur ou de secteur, à condition d’informer l’immigration. De plus, une période de chômage de trois mois ne sera plus une cause suffisante pour révoquer un titre de séjour, ce qui vise à faciliter les transitions professionnelles.
Mise en œuvre par les autorités italiennes
En pratique, les consulats italiens sont chargés d’émettre un visa national unique, faisant office de permis de travail. À l’arrivée en Italie, les questure délivreront un titre de séjour électronique combiné. Les quotas migratoires, définis par le décret Flussi, ne sont pas modifiés par cette réforme. Les entreprises doivent toujours vérifier la validité des documents exigés, dont les passeports biométriques et les preuves de logement, ainsi que le respect des seuils de salaire minimum pour les travailleurs non européens.
