Un changement réglementaire affecte désormais les voyageurs de l’Union européenne désirant se rendre au Royaume-Uni. À partir d’aujourd’hui, il est impératif pour les citoyens de 30 pays européens, y compris la France, d’obtenir une autorisation de voyage électronique (ETA).
Cette nouvelle exigence touche particulièrement les Franco-Algériens, qui sont nombreux à visiter la Grande-Bretagne annuellement pour divers motifs, qu’ils soient familiaux, professionnels ou touristiques. Ils doivent dorénavant obtenir cette autorisation avant de pouvoir embarquer vers le Royaume-Uni. L’obtention de l’ETA se fait en ligne, soit par l’application « UK ETA » soit sur le site web du gouvernement britannique, et coûte actuellement 12 euros, montant qui sera porté à 19 euros à compter du 9 avril 2025.
Le système ETA, qui ressemble à l’ESTA américain, vise à pré-filtrer les voyageurs pour renforcer la sécurité aux frontières. Le processus de demande est rapide, prenant seulement quelques minutes, bien qu’un délai de trois jours ouvrables puisse être nécessaire dans certains cas. Une fois accordée, l’autorisation est liée au passeport du voyageur et reste valable deux ans, permettant des séjours de jusqu’à six mois au Royaume-Uni, avec multiples entrées durant cette période.
En cas de renouvellement de passeport, une nouvelle ETA doit être demandée. Cette exigence s’applique à tous, y compris aux enfants et nourrissons, mais des exceptions sont prévues pour certaines catégories telles que les élèves mineurs en voyage scolaire depuis la France. Le Royaume-Uni n’est pas le seul à adopter ce type de mesure ; l’Union européenne lancera un système analogue, l’ETIAS, prévu pour 2026. Plus d’un million d’ETAs avaient été délivrées à la fin 2024, et le dispositif s’élargit progressivement à d’autres nations.
Cette nouvelle formalité représente un ajustement notable pour les Franco-Algériens habitués à voyager librement entre la France et le Royaume-Uni. Il est conseillé aux voyageurs de préparer leur demande bien avant leur départ pour éviter des complications.