Une visite cruciale du ministre Jean-Noël Barrot à Alger se prépare en pleine crise diplomatique. Un déplacement qui pourrait tout changer entre la France et l’Algérie.
Une visite sous haute tension entre France et Algérie
La diplomatie française s’active en coulisses. Jean-Noël Barrot, ministre en charge des Affaires étrangères, pourrait se rendre à Alger dans les prochains jours pour tenter de mettre fin à une crise qui dure depuis le 31 juillet dernier. L’information, révélée par TSA et confirmée ce vendredi 28 mars par le Quai d’Orsay, relance les espoirs d’un apaisement entre les deux pays.
Lors d’un point de presse, le porte-parole du Quai d’Orsay a admis que cette visite était à l’étude sans pour autant préciser de date. « Nous travaillons à trouver une issue à la crise actuelle, tout en défendant les intérêts de la France et des Français », a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’offre de dialogue de M. Barrot était toujours valable. Un pas en avant ou un simple geste diplomatique ?
Une crise marquée par des tensions multiples
Le climat tendu entre Paris et Alger s’est intensifié depuis l’expulsion avortée de l’influenceur algérien Doualemn en janvier dernier. Cet épisode a renforcé les tensions, illustrant une méfiance croissante entre les deux nations. Aujourd’hui, la visite de Jean-Noël Barrot pourrait être une tentative de réconciliation, mais l’Algérie acceptera-t-elle cette main tendue ? Autre élément clivant : la condamnation de l’écrivain Boualem Sansal à 5 ans de prison ferme et une amende de 500 000 dinars. Le Quai d’Orsay a exprimé son « regret » face à cette décision, renforçant encore les dissensions entre les deux gouvernements.
Qui gère réellement la relation entre la France et l’Algerie ?
Une autre question brûlante anime les débats : qui pilote les relations franco-algériennes ? Depuis plusieurs mois, le rôle du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau dans la gestion de la crise a suscité de nombreuses polémiques. Le Quai d’Orsay a tenu à clarifier la situation : « Le ministère des Affaires étrangères a vocation à suivre les relations bilatérales. Mais le président de la République a également un rôle essentiel en diplomatie ». Une mise au point nécessaire, mais qui ne dissipe pas tous les doutes sur l’influence de certains acteurs dans ce dossier.