Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a déclaré que 75% des étudiants étrangers échouent en France, citant des données sur ceux en filière licence, notamment celles venant du Maghreb. Pourtant, ce chiffre ne considère que le parcours en licence et néglige l’ensemble du parcours universitaire. Il est crucial de comprendre comment la réussite évolue dans le temps. Après quatre ans, par exemple, le taux de réussite pour les étudiants du Maghreb augmente à 37,5%, tandis que ceux d’Afrique subsaharienne atteignent 40,1% de réussite.
Coût de l’accueil d’étudiants internationaux
Les pesanteurs économiques des étudiants étrangers ont également été abordées par Marion Maréchal et Jordan Bardella, indiquant un coût estimé à 1 milliard d’euros chaque année. Cette évaluation, issue d’un rapport de la Cour des comptes, exclut cependant les apports économiques potentiels comme la participation à la recherche ou au développement économique local.
Le rapport souligne que les coûts engagés pour les étudiants étrangers constituent une part modeste des échelles budgétaires dans l’enseignement supérieur en France. Les dépenses se retrouvent souvent compensées par des bénéfices à long terme, incluant des contributions à la recherche et à l’économie locale.
Échanges internationaux et programme Erasmus+
Les débats sur les étudiants étrangers incluent également les programmes d’échange comme Erasmus+. Bien que Jordan Bardella ait mentionné un élargissement prévu vers les pays du Maghreb, cette proposition ne fait actuellement pas partie des initiatives du programme.
L’extension d’Erasmus+ aux pays du Maghreb n’est à ce jour pas envisagée. Il est donc important de vérifier les informations avant de statuer sur de possibles évolutions de ce programme.