Un crime d’une violence inouïe secoue El Eulma : un jeune de 27 ans a été tué dans des circonstances atroces par un proche. Détails glaçants et réactions en chaîne.
Une nuit d’horreur : un ami devenu bourreau
C’est un drame qui glace le sang. Dans la nuit du samedi à dimanche, vers minuit, la ville d’El Eulma (Sétif) a été le théâtre d’un crime d’une rare sauvagerie. B.L., un jeune homme de 27 ans du quartier Boukhabla, a été assassiné avec une brutalité inouïe par l’un de ses amis.
Selon les premières sources, une simple dispute aurait dégénéré en scène d’horreur. L’agresseur, déjà connu des forces de l’ordre, aurait tranché les tendons de la victime pour l’empêcher de fuir, avant de lui asséner un coup fatal à l’abdomen. Le jeune homme est mort sur place, abandonné dans une mare de sang.
“On ne tue pas ainsi, même un animal !”, s’indigne un riverain, encore sous le choc.
Des chiffres qui font peur : la jeunesse armée ?
Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. En Algérie, les violences entre jeunes explosent :
+37 % d’agressions à l’arme blanche enregistrées en une seule année, selon des données de la sécurité nationale. Dans 80 % des cas, les auteurs sont âgés de 15 à 30 ans.
La banalisation des armes blanches et la montée de l’impulsivité inquiètent profondément. À El Eulma, ce crime est devenu le symbole d’un mal plus large : l’absence de dialogue, de repères et de contrôle.
“Aujourd’hui, une dispute suffit pour qu’un couteau sorte”, déplore un sociologue local.
Arrestation express : la justice sous pression
Informée dans la foulée, la Gendarmerie nationale d’El Eulma a agi vite. Grâce aux témoignages sur place, le suspect a été retrouvé et interpellé en un temps record. Il a été placé en garde à vue et sera poursuivi pour homicide volontaire avec préméditation et usage d’arme blanche. Une enquête est en cours pour comprendre les motivations exactes de ce passage à l’acte d’une violence extrême.

Une ville traumatisée, une jeunesse en détresse
El Eulma est en état de choc. Le quartier Semara, théâtre du drame, est en deuil. Sur les réseaux sociaux, les messages de colère et d’incompréhension se multiplient. “Jusqu’à quand allons-nous enterrer nos jeunes comme ça ?”, questionne un internaute. “Il faut des patrouilles, des caméras, une vraie dissuasion !”, réclame un commerçant du centre-ville.