Expulsion imminente de Doualemn : l’influenceur algérien dispose d’un dernier recours ce jeudi devant le Conseil d’État. Une affaire explosive entre la France et l’Algérie !
Doualemn face à la justice : un ultime espoir avant l’expulsion
L’influenceur algérien Boualem Naman, plus connu sous le nom de Doualemn, est à un tournant décisif. Ce jeudi 3 avril, il se présente devant le Conseil d’État pour tenter d’échapper à son expulsion vers l’Algérie. Une décision qui pourrait raviver les tensions entre Paris et Alger.
Une affaire qui envenime les relations franco-algériennes
Doualemn, 59 ans, avait déjà fait l’objet d’une mesure d’expulsion en janvier dernier. Cependant, l’Algérie avait refusé de le recevoir, dénonçant une décision prise sans un examen judiciaire approfondi. Un premier revers pour les autorités françaises qui ont dû revoir leur stratégie.
Mais le 20 mars dernier, coup de théâtre : l’influenceur est arrêté à Montpellier, chez sa fille, et immédiatement transféré à Paris. Son placement en centre de rétention administrative marque un nouveau tournant dans cette affaire explosive.
Le Conseil d’État, dernier rempart contre l’expulsion
Après plusieurs rebondissements judiciaires, Doualemn joue son ultime carte devant le Conseil d’État. Le tribunal administratif de Paris avait pourtant déjà rejeté sa demande de suspension de la nouvelle mesure d’expulsion, arguant que « les conditions spécifiques de cette procédure ne sont pas réunies ».
Cette audience sera décisive : la justice confirmera-t-elle l’expulsion ou ouvrira-t-elle une nouvelle brèche pour l’influenceur algérien ? Une chose est sûre, cette décision aura des répercussions politiques majeures.
Un dossier ultra-sensible sur fond de réconciliation diplomatique
Ironie du calendrier : cette affaire survient alors même que les présidents Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron ont entamé un rapprochement. Leur conversation téléphonique du 31 mars visait à apaiser les tensions, mais l’expulsion de Doualemn pourrait remettre de l’huile sur le feu.
Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, reste inflexible : il veut aller jusqu’au bout. Mais Alger acceptera-t-elle enfin de rapatrier son ressortissant ? L’audience de ce jeudi 3 avril à 15h au Conseil d’État sera décisive. Doualemn obtiendra-t-il un sursis ou devra-t-il quitter définitivement la France ? L’Algérie acceptera-t-elle enfin de le recevoir ?