Son sacre à la CAN 2019 l’a élevé au rang de légende, mais ses échecs l’ont plongé dans la controverse. Djamel Belmadi, un entraîneur qui divise encore l’Algérie.
Djamel Belmadi : Héros inoubliable ou échec retentissant ?
Quatorze mois après son départ de l’équipe nationale, Djamel Belmadi continue de faire parler de lui. Entre triomphe et désillusion, son héritage est au cœur d’un débat passionné, ravivé récemment par le commentateur sportif Hafid Derradji.
Un palmarès en dents de scie
Djamel Belmadi a écrit l’une des plus belles pages du football algérien en offrant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 aux Fennecs. Mais derrière ce succès historique, son règne a aussi été marqué par des échecs cuisants :
- CAN 2021 : Une élimination dès le premier tour, une désillusion totale après le sacre de 2019.
- Échec en qualifications pour la Coupe du Monde 2022 : Une défaite cruelle contre le Cameroun en mars 2022 qui a brisé les rêves de millions de supporters.
« L’Algérie était sur le toit de l’Afrique en 2019, mais elle a sombré trop vite. Était-ce une erreur de lui accorder tant de pouvoir ? »
La gestion controversée des joueurs
L’un des points les plus critiqués par Hafid Derradji concerne la gestion des talents sous l’ère Belmadi. Mohamed Amoura, aujourd’hui star en Bundesliga avec le VfL Wolfsburg, a longtemps été sous-utilisé par l’ancien sélectionneur.
« Comment expliquer qu’un joueur aussi explosif ait été relégué au rang de simple joker alors qu’il avait déjà montré son talent ? »
D’autres joueurs, comme Adam Ounas ou Youcef Belaïli, ont également connu des périodes d’instabilité sous sa direction, ce qui a souvent alimenté les critiques.
Belmadi vs Petkovic : Deux styles opposés
Derradji ne s’est pas contenté d’épingler Belmadi, il a aussi loué les qualités de son successeur, Vladimir Petkovic. Ce dernier est présenté comme un entraîneur calme, posé et peu enclin aux polémiques, contrairement à son prédécesseur au caractère explosif.
« L’équipe nationale avait-elle besoin de cette transition pour retrouver une stabilité ? »
Une relation houleuse avec les médias
Le conflit entre Djamel Belmadi et la presse algérienne a marqué son passage à la tête des Fennecs. Hafid Derradji a été l’un de ses détracteurs les plus virulents, notamment après l’échec contre le Cameroun en 2022.
« Après un tel fiasco, il aurait dû démissionner immédiatement ! » – Derradji.
L’ancien sélectionneur a souvent eu des échanges tendus avec les journalistes, refusant parfois les critiques et rejetant la pression extérieure. Malgré ses succès, Djamel Belmadi reste un entraîneur qui divise. Son sacre en 2019 restera gravé dans l’histoire, mais ses échecs successifs ont terni son image.