Mort à 83 ans, le Pr. Rachid Bougherbal, pionnier de la cardiologie et ancien sénateur, laisse un vide immense. Un hommage national lui a été rendu, révélant l’impact colossal de son parcours.
Disparition du Pr. Rachid Bougherbal : Une perte nationale qui bouleverse l’Algérie
Le décès du professeur Rachid Bougherbal, 83 ans, a provoqué une onde de choc bien au-delà du corps médical. Ancien membre du Conseil de la Nation et figure de la cardiologie, il s’est éteint mercredi, laissant derrière lui une empreinte indélébile.
Le président Abdelmadjid Tebboune a salué « un frère, un ami et un pionnier de la médecine », rappelant que le défunt avait consacré sa vie à la santé publique et à la formation de générations de praticiens. Ce message de condoléances, chargé d’émotion, traduit l’ampleur de la perte pour le pays.
Du service hospitalier aux coulisses du pouvoir
Le Pr. Bougherbal n’était pas qu’un médecin hors pair. À la tête du service de cardiologie de l’hôpital Dr Maouche Mohand Amokrane, il a façonné plusieurs générations de spécialistes. Mais son influence a aussi dépassé les murs des hôpitaux.
En 2013, il fut appelé à suivre de près la santé du président Abdelaziz Bouteflika, à un moment critique qui a tenu en haleine l’opinion publique nationale et internationale. Ce rôle discret mais crucial a renforcé son image de médecin de confiance, écouté jusque dans les sphères les plus fermées du pouvoir.
Un héritage scientifique et politique irremplaçable
Engagé en politique, membre du Conseil de la Nation, Rachid Bougherbal a défendu une vision d’une médecine publique moderne et accessible. Sa voix pesait dans les débats sur les réformes sociales et sanitaires.
À l’annonce de son décès, les hommages se sont multipliés. Le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi, a salué « un homme de science et de valeurs humaines rares ». Jeudi, il a été inhumé au cimetière de Bouzareah, entouré de proches, d’anciens étudiants et de nombreuses personnalités venues lui rendre un dernier hommage.