En un geste exceptionnel, les autorités algériennes ont rouvert brièvement la frontière terrestre avec le Maroc afin de permettre le retour de 22 ressortissants marocains en situation irrégulière. Cet acte intervient malgré les tensions diplomatiques existantes entre les deux pays voisins. Reporté par les médias du Maroc, ce périple a vu le transfert des migrants, y compris deux femmes, par le passage de Colonel Lotfi, généralement fermé. Cette réouverture fait suite à une initiative similaire en décembre de l’année précédente.
Contexte de tensions et actions humanitaires
L’initiative de réouverture du passage frontière, bien que temporaire, est significative dans le climat de friction politique et diplomatique qui prévaut entre le Maroc et l’Algérie. Les relations entre les deux nations sont marquées par une fermeture des frontières depuis 1994, et la situation s’est encore dégradée avec la rupture officielle des relations diplomatiques en août 2021, comprenant des mesures comme la fermeture de l’espace aérien algérien aux avions marocains.
La réouverture du poste-frontière en février de cette année ne signale pas un adoucissement des relations diplomatiques mais est plutôt une réponse à des nécessités humanitaires urgentes nécessitant le retour sécurisé et légal des migrants marocains.
Coopération humanitaire dans un climat politique compliqué
Il est important de mentionner que cette ouverture de frontière, bien que symbolique, ne représente pas un changement dans la politique générale de l’Algérie envers le Maroc. Elle est uniquement un effort humanitaire pour aider au rapatriement de citoyens marocains sans envisager de reprise des relations diplomatiques ou de réouverture permanente des frontières. L’Algérie maintient sa position ferme vis-à-vis du Maroc, malgré les différends sécuritaires et politiques en cours. Cette ouverture est donc une exception strictement motivée par des considérations humanitaires.