La finale de la phase de groupes des compétitions continentales, telles que la Ligue des champions CAF et la Coupe de la Confédération, a permis de mettre à jour le classement des ligues africaines. Comme attendu, l’Égypte maintient sa position de leader avec 180 points, consolidant sa suprématie constante. Suivant de près, le Maroc se classe deuxième avec 142 points. L’Algérie, quant à elle, conserve une place sur le podium avec 120 points, un exploit honorable mais précaire face à une concurrence grandissante.
Montée en puissance des ligues africaines
Le classement signale également la montée en puissance de certaines ligues autrefois considérées comme secondaires. L’Afrique du Sud, positionnée quatrième avec 110 points, se rapproche de l’Algérie avec une dynamique positive incarnée par des clubs bien structurés et financièrement puissants. La Tanzanie, occupant la cinquième place avec 83 points, illustre un développement significatif du football local, soutenu par des clubs déterminés à s’imposer lors des confrontations éliminatoires. Ce classement, souvent négligé par le grand public, constitue pourtant un indicateur stratégique important. Il évalue non seulement les résultats des clubs, mais aussi la robustesse globale du football d’un pays, mesurant sa capacité à former des équipes concurrentielles sur le plan continental.
Défis pour l’Algérie : préserver sa place sur le podium
Pour l’Algérie, figurer en troisième place comporte une double signification. Cela confirme la position solidement ancrée de son championnat dans le paysage du football africain grâce aux performances récurrentes de ses clubs ces dernières années. Néanmoins, la progression de l’Afrique du Sud réduit l’écart et pourrait menacer cette position si les équipes algériennes ne parviennent pas à briller la saison suivante. La problématique devient alors structurelle : comment renforcer la compétitivité durablement, optimiser la gestion des effectifs, préparer physiquement les joueurs, organiser les déplacements et surtout améliorer les performances à l’extérieur, un aspect où les clubs algériens ont souvent peiné. Ce classement est un rappel essentiel : en Afrique, le prestige seul ne suffit plus. Les points se gagnent sur le terrain, grâce à une planification minutieuse, un investissement soutenu et une continuité rigoureuse. L’Égypte domine, le Maroc résiste, l’Algérie maintient sa place, mais la pression financière et compétitive est belle et bien réelle.