Selon l’historien Benjamin Stora, la crise diplomatique entre la France et l’Algérie impacte directement les Franco-Algériens, pris entre des tensions grandissantes et des restrictions administratives.
Crise France-Algérie : Une inquiétude croissante pour les binationaux
La détérioration des relations entre Alger et Paris place les Franco-Algériens dans une situation délicate. Beaucoup ont des liens familiaux des deux côtés de la Méditerranée et se sentent « pris en otage », selon Benjamin Stora. La question de la circulation entre les deux pays devient un sujet de préoccupation majeur, avec des restrictions qui compliquent encore davantage l’obtention de visas.

L’accord de 1968 au cœur des débats
L’accord franco-algérien de 1968, souvent cité dans les discussions récentes, était initialement conçu pour limiter la libre circulation instaurée après les accords d’Évian de 1962. Stora rappelle que cet accord visait à encadrer l’immigration algérienne en contrepartie de certains avantages sociaux et résidentiels. Toutefois, il souligne que les Algériens n’ont jamais exigé son maintien absolu. Dans ce contexte de tensions, la situation des Franco-Algériens reste incertaine et source d’inquiétude.