Après des mois de tensions, un appel entre Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune rouvre le dialogue entre la France et l’Algérie. Mais est-ce réellement le début d’un apaisement ou un simple coup diplomatique ? Les détails.
Crise France-Algérie : Un simple coup de fil pour effacer une crise inédite ?
Lundi 31 mars, un appel téléphonique entre Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune a brisé le silence pesant entre Paris et Alger. Un geste fort en apparence, mais qui ne signifie pas encore la fin de la crise. Car le mercredi 2 avril, Jean-Noël Barrot, chef de la diplomatie française, a refroidi les espoirs : « Cet échange a ouvert un espace diplomatique, mais il reste encore beaucoup à faire. » Une déclaration qui laisse entendre que la méfiance reste de mise. Alors, cet appel marque-t-il un réel tournant ou n’est-il qu’une façade ?
Immigration, justice, économie : les dossiers explosifs sur la table
Jean-Noël Barrot se rendra à Alger ce dimanche 6 avril avec un objectif clair : obtenir des résultats concrets. Mais les sujets qui fâchent sont nombreux.
L’immigration, un point de discorde majeur. Paris réclame plus de coopération pour les expulsions, Alger refuse toute pression. La justice, avec le cas de Boualem Sansal, écrivain franco-algérien condamné à cinq ans de prison. Pour Barrot, il s’agit d’une « détention sans fondement ». L’Algérie, elle, campe sur sa position. L’économie, avec une relation commerciale sous tension et des intérêts divergents.
Les négociations s’annoncent tendues.

Darmanin attendu, Retailleau persona non grata ?
Ce déplacement ne sera que le début d’une série de visites ministérielles. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, devrait bientôt se rendre à Alger pour poursuivre les discussions. En revanche, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a peu de chances d’être reçu. Ses déclarations incendiaires sur l’Algérie et les Algériens de France ont braqué Alger, qui pourrait bien lui fermer la porte.
La réconciliation est-elle vraiment possible ? Au-delà des mots et des gestes diplomatiques, une question demeure : France et Algérie peuvent-ils réellement tourner la page ? Les tensions sont profondes, les intérêts parfois irréconciliables. Cet appel entre Macron et Tebboune est un pas en avant, mais sans actions concrètes, la crise pourrait bien perdurer.
Si les interets fontionnent en majeure partie en faveur de l’Etat Francais, l’Algerie n’a que faire de ces relations à sens unique. Vivez votre vie et laissez nous vivre la notre..