Lors du récent Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, l’Algérie a réitéré son plaidoyer pour la reconnaissance du colonialisme comme un crime international. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses efforts pour condamner les abus du passé colonial, après avoir accueilli une conférence africaine sur le sujet fin novembre.
Une prise de position ferme à Addis-Abeba
À l’occasion du 39e Sommet de l’UA à Addis-Abeba, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, par l’intermédiaire du premier ministre Sifi Ghrieb, a exprimé la nécessité d’inclure le colonialisme parmi les infractions les plus graves au niveau mondial. Les discussions ont mis l’accent sur l’impact potentiellement criminel des périodes d’esclavage et de colonisation.
Preuves historiques et engagement algérien
L’Algérie a proposé de fournir des documents et des témoignages historiques aux instances africaines appropriées pour soutenir cette cause. Les autorités algériennes insistent sur l’importance de rappeler la brutalité des périodes coloniales et les souffrances infligées au peuple algérien, tout en saluant les recommandations de l’« Appel d’Alger » pour la reconnaissance officielle des crimes coloniaux.
Colonialisme : Un appel à la justice internationale
Plaider pour une reconnaissance internationale explicite des crimes coloniaux par les organisations mondiales et les anciennes puissances coloniales est une priorité pour l’Algérie. Le président Tebboune souligne l’importance de rappeler les luttes des Africains pour la liberté et la dignité, qui ne doivent pas être oubliées ou déformées. Dans son discours, il appelle à la restitution des biens culturels volés et à la reconnaissance d’une justice historique.
La démarche algérienne ne se limite pas à des déclarations : elle s’accompagne d’un engagement ferme à fournir des preuves tangibles des atrocités coloniales. C’est un plaidoyer pour une justice internationale équitable et une reconnaissance des souffrances endurées par les peuples africains durant la période coloniale.