Dans le cadre du budget de 2026, le gouvernement français a prévu des fonds complémentaires dédiés aux harkis et leurs proches dans le projet de loi de finances. Selon un rapport publié par la Commission des affaires sociales du Sénat le 24 novembre 2025, un total de 118 millions d’euros est inscrit pour l’année 2026, comprenant 8 millions d’euros additionnels pour appliquer la loi du 23 février 2022 reconnaissant les droits des harkis et des personnes déplacées après l’indépendance de l’Algérie.
Compensations et allocations financières
Les crédits prévus par le rapport du Sénat sont alloués à différents dispositifs financiers, en particulier aux compensations liées à la réparation des préjudices. Sur le montant total, 58,8 millions d’euros sont destinés à ces compensations. Ces fonds prennent en compte l’élargissement des structures reconnues comme ayant hébergé des harkis et leurs familles dans des conditions indignes, en respectant les critères légaux.
Élargissement des sites reconnus et impact économique
Un arrêté du 3 septembre 2025 a ajouté 37 nouveaux sites à la liste des structures d’hébergement pour les harkis après 1962, en raison des conditions d’accueil jugées indignes, conformément à la loi du 23 février 2022. Cet ajout devrait coûter 8 millions d’euros inclus dans l’enveloppe globale de 2026, en lien avec le nombre accru de bénéficiaires potentiels.
La Commission des affaires sociales du Sénat a souligné une diminution de 4,3 millions d’euros par rapport à l’année 2025, résultante de la baisse du nombre de bénéficiaires due à l’âge et aux décès. L’enveloppe globale pour 2026 reste cependant à 118 millions d’euros.
Conformité légale et ajustements budgétaires
Les documents relatifs au projet de loi de finances 2026 confirment que les procédures se poursuivront sur la base des critères légaux établis, avec la possibilité future d’une augmentation de la liste des structures reconnues selon les recommandations de la Commission nationale indépendante.
En résumé, la France continue à réaliser les objectifs de la loi du 23 février 2022 en ajustant les crédits pour 2026 à hauteur de 118 millions d’euros, couvrant les indemnisations et l’évolution du nombre de bénéficiaires.
