DAZN met la Ligue de football professionnel sous pression en raison du piratage IPTV, particulièrement en provenance du Maroc. Une rupture de contrat pourrait bouleverser les droits TV de la Ligue 1.
Maroc : DAZN hausse le ton face au piratage
Le diffuseur britannique DAZN a récemment adressé un ultimatum à la Ligue de football professionnel (LFP), exigeant des mesures immédiates contre le piratage des matchs, notamment via l’IPTV. Selon des sources relayées par RMC Sport, le Maroc figure parmi les principaux foyers de cette pratique illégale, ce qui met en péril les revenus générés par les droits de diffusion. En réaction, DAZN menace de rompre son contrat dès l’été prochain, une décision qui plongerait la LFP dans une crise majeure.
En plus du piratage, DAZN reproche aux clubs un manque d’investissement dans la valorisation du championnat. L’absence de contenus exclusifs, comme des interviews de joueurs phares, et le faible engagement des clubs dans la promotion de la Ligue 1 aggravent la situation. Face à ces manquements, DAZN pourrait refuser de verser les 70 millions d’euros attendus lors de la prochaine échéance du 30 avril, accentuant la pression sur la LFP.

Un bras de fer aux enjeux financiers colossaux
La LFP tente de rassurer son partenaire en promettant un renforcement des sanctions contre les clubs ne respectant pas leurs obligations. Cependant, ces engagements peinent à convaincre DAZN, qui reste sceptique quant à l’efficacité des mesures envisagées. Cette incertitude alimente les tensions et laisse entrevoir une possible rupture du contrat.
Si DAZN se retire, l’impact financier serait désastreux pour la LFP. L’accord en vigueur garantit 400 millions d’euros annuels jusqu’en 2029. Une rupture prématurée laisserait un vide contractuel difficile à combler et obligerait la Ligue à trouver rapidement un autre diffuseur pour assurer la pérennité des revenus télévisés. Pour l’heure, les négociations restent au point mort, et l’avenir des droits TV de la Ligue 1 demeure incertain.