La modification du calendrier de la Coupe d’Afrique des Nations par la Confédération africaine de football (CAF) a suscité un vif débat à travers l’Afrique. Alors que la CAN se tenait traditionnellement tous les deux ans, la décision de la passer à une fréquence quadriennale à partir de 2028 divise les acteurs du football.
L’impact de la Réforme de la CAN sur le Football Africain
C’est une décision qui divise les acteurs du football africain. Certains voient cette réforme comme une occasion de mieux promouvoir la compétition, tandis que d’autres craignent qu’elle ne mette en péril l’équilibre économique de la CAF. Cette réforme va au-delà du football : elle remet en question la viabilité financière d’un modèle basé sur la régularité de l’événement comme moteur de revenus et de visibilité.
Les critiques envers la réforme
Junior Binyam, ancien responsable de la communication de la CAF, a exprimé des préoccupations quant aux véritables motivations de ce changement. Il s’interroge sur la présence d’études démontrant que cette décision pourrait accroître les ressources de la CAF. Selon lui, une CAN moins fréquente pourrait signifier une diminution des recettes, des droits de diffusion et des opportunités de parrainage, affaiblissant ainsi l’économie de l’organisation.
L’importance économique de la CAN
Binyam souligne que la CAN a été une source significative de revenus pour la CAF. Il rappelle que cet événement représentait environ 40 % des recettes de l’institution. Le passage à une fréquence quadriennale pourrait être économiquement risqué, sauf si des revenus alternatifs sont identifiés. Cette inquiétude est accentuée par le fait que, bien que la CAN 2027 ait déjà été attribuée à plusieurs pays africains, l’édition 2028 n’a pas encore de pays hôte.
La ligue des nations africaine, une solution viable ?
Pour compenser l’écart entre les éditions de la CAN, la CAF prévoit de lancer une Ligue des Nations africaine. Néanmoins, le manque d’explications sur sa structure et son financement suscite des doutes. Binyam insiste sur la nécessité de preuves démontrant que cette nouvelle compétition pourrait compenser les pertes financières dues à l’espacement de la CAN. En Afrique, la CAN est plus qu’une simple compétition ; elle est le pilier du football continental, et toute modification doit être soigneusement justifiée pour éviter des controverses majeures.
