Malgré son absence dans le communiqué sur la reprise du dialogue franco-algérien, Bruno Retailleau affirme rester impliqué dans la gestion du dossier. Il insiste sur l’immigration, l’affaire Sansal et la fermeté envers Alger.
Bruno Retailleau écarté ? Il dément et revendique son rôle
Alors que le président Emmanuel Macron et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune ont récemment établi une feuille de route commune pour apaiser les tensions entre Paris et Alger, le nom de Bruno Retailleau ne figure pas parmi les ministres désignés pour se rendre à Alger. Une omission qui alimente les spéculations sur une éventuelle mise à l’écart du ministre français de l’Intérieur, connu pour ses positions tranchées vis-à-vis de l’Algérie. Mais jeudi soir, sur France 5, Retailleau a clarifié sa position : il affirme rester pleinement impliqué, notamment sur les questions sensibles d’immigration et d’expulsions sous OQTF, au cœur du bras de fer entre les deux pays.

Un ton plus mesuré mais une fermeté affichée
Tout en saluant les « signaux positifs » envoyés depuis l’appel Macron-Tebboune, Bruno Retailleau insiste sur deux objectifs : la libération de l’écrivain Boualem Sansal, incarcéré en Algérie, et le respect des accords de réadmission des ressortissants algériens sous OQTF. S’il a adouci son discours, évoquant l’importance du dialogue, le ministre reste ferme sur les principes. Il avertit que, sans coopération algérienne, la France pourrait remettre en question l’accord bilatéral de 1968. « Je suis la bête noire à Alger », affirme-t-il, revendiquant son rôle controversé mais assumé au sein d’un gouvernement qui oscille entre diplomatie et fermeté.