L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal contestera-t-il sa condamnation ? Un choix crucial qui pourrait le priver d’une grâce présidentielle. Les détails !
Boualem Sansal face à un dilemme judiciaire : appel ou pas appel ?
La condamnation de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal à cinq ans de prison ferme et une amende de 500 000 dinars a créé un séisme judiciaire et politique. L’accusation d’atteinte à l’unité nationale fait déjà réagir. Mais une question brûlante reste en suspens : en faisant appel, risque-t-il de compromettre toute chance de grâce présidentielle ?
Mercredi 2 avril, l’Agence France Presse annonçait que l’avocat de Sansal, François Zimeray, comptait contester le verdict. Un retournement de situation est survenu trois jours plus tard : l’avocat a formellement démenti cette information, affirmant ne pas avoir de confirmation sur la volonté de Sansal de faire appel. Ce cafouillage a alimenté un débat juridique et politique explosif.
Une grâce présidentielle en jeu
L’hypothèse d’une grâce présidentielle a été relancée par une intervention d’Emmanuel Macron. Lors d’un appel avec Abdelmadjid Tebboune, le président français a plaidé pour un « geste de clémence et d’humanité », évoquant l’âge et l’état de santé de l’écrivain. Mais ce recours à la grâce est-il possible en cas d’appel ?
Le verdict doit être définitif
Selon Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris et avocat honoraire, un appel de Sansal rendrait impossible toute clémence présidentielle. « S’il ne fait pas appel, il reconnaît les faits et pourrait bénéficier de la grâce. S’il fait appel, il ne pourra pas en bénéficier », a-t-il expliqué sur Sud Radio.
Un avocat algérien interrogé par TSA abonde dans ce sens, affirmant que la décision doit être définitive avant toute intervention du chef de l’État.
Une exception possible ?
François Zimeray nuance cette lecture en s’appuyant sur l’article 91 de la Constitution algérienne de 2020. Cet article stipule que le président « dispose du droit de grâce, du droit de remise ou de commutation de peine » sans mentionner explicitement l’impossibilité d’une grâce en cas d’appel. Boualem Sansal est donc face à une décision cruciale.
Doit-il contester sa condamnation au risque de perdre une possible grâce présidentielle ? Ou doit-il accepter le verdict dans l’espoir d’une intervention d’Abdelmadjid Tebboune ? Le sort de l’écrivain reste suspendu à une question de stratégie judiciaire et politique. Qu’en pensez-vous ? Sansal doit-il faire appel ou attendre une grâce ? Donnez votre avis dans les commentaires et partagez cet article !
Celui qui pose cette question est pour sûr un fin connaisseur des algériens et de leurs grande sensibilité.