L’Algérie évalue les risques liés au blanchiment d’argent et soutien au terrorisme, couvrant 173 000 entreprises et 137 000 associations.
Une initiative d’évaluation des risques
En réponse aux directives du Groupe d’action financière (GAFI), l’Algérie a lancé une initiative pour évaluer les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Cette initiative s’applique à plus de 173 000 entreprises et 137 000 associations, sous la supervision des autorités économiques et commerciales. Comme rapporté par le média arabophone Echorouk, le Centre national du registre du commerce (CNRC) a catalogué les diverses structures juridiques opérant dans le pays, comprenant 173 976 sociétés commerciales, 1 648 sociétés civiles, et d’autres organisations.
Une stratégie basée sur les recommandations de la Banque mondiale
Cette évaluation repose sur une méthodologie élaborée avec la Banque mondiale, en coordination avec la commission algérienne dédiée à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Ce processus inclut plusieurs étapes : identification des entités, évaluation des menaces, examen des vulnérabilités, et mise en place de recommandations pour améliorer la prévention.
Risque différencié selon les types de structures
Les entités sont classifiées selon leur niveau de risque. Les entités à risque moyen incluent les Sociétés à responsabilité limitée (SARL), Sociétés par actions (SPA) et autres à cause de leur complexité juridique. Par contre, les entités individuelles telles que les Entreprises individuelles à responsabilité limitée (EURL) ou encore les associations sont considérées à faible risque.
Pour conduire cette évaluation, une équipe pluridisciplinaire a été formée, englobant plusieurs institutions nationales : les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Finances, et la Banque d’Algérie. Avec l’aide d’experts de la Banque mondiale, cette initiative vise à améliorer la transparence et à conformer le pays aux standards internationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux.