L’historien français Benjamin Stora, profondément attaché à l’Algérie et à sa ville natale, Constantine, a récemment exprimé ses sentiments lors d’une interview accordée à la chaîne TV Al Mashhad. Il a évoqué son émotion en constatant que son nom figurait sur la tombe de son grand-père, située dans le cimetière juif de Constantine. Cela lui donne l’impression d’être symboliquement enterré sur cette terre algérienne.
Un lien personnel avec l’histoire algérienne
Benjamin Stora a expliqué que l’inscription sur la tombe de son grand-père portant son propre nom le touche particulièrement, renforçant son sentiment d’appartenance à cette terre. Ce souvenir troublant a resurgi lors d’une question posée par un journaliste, évoquant si Stora envisageait de vivre ses dernières années en Algérie, à l’image de Roger Hanin, l’acteur français d’origine juive, qui est enterré à Alger depuis février 2015.
Souvenirs d’enfance et héritage culturel
Stora se rend fréquemment à Constantine, attiré par les souvenirs d’une enfance marquée par les traditions judéo-musulmanes. Il décrit ce cimetière comme un lieu enchanteur, perché au-dessus de la ville pittoresque de Constantine. Lors de ses visites, il est submergé par les réminiscences de ses parents et grands-parents, qu’il a connus jusqu’à son départ pour la France à l’âge de 12 ans. Ces expériences nourrissent son attachement profond et personnel à sa ville natale.
Un historien engagé dans la mémoire franco-algérienne
Benjamin Stora, âgé de 75 ans, est renommé pour ses recherches sur l’histoire de l’Algérie et la guerre d’Algérie. Il reste profondément connecté à Constantine, malgré son départ en 1962, illustrant un lien indéfectible avec ses racines culturelles et historiques. Cette passion est toujours vivante dans ses nombreux ouvrages explorant les relations franco-algériennes.