En Italie, un migrant algérien a été placé dans un centre de rétention en Albanie après avoir été séparé de sa famille. Ce cas a fait l’objet d’une procédure judiciaire italienne, qui s’est soldée par l’octroi d’une indemnisation pour le migrant.
Des observateurs critiques qualifient cet événement de “précédent dangereux”, soulignant l’échec du modèle adopté par l’administration de Giorgia Meloni consistant à envoyer les demandeurs d’asile dans des centres établis à l’étranger. L’accord, connu sous le nom de “pacte de Gjadri” avec l’Albanie, pourrait ainsi devenir un “gouffre financier”.
Le tribunal de Rome condamne l’Italie
D’après le journal “Il Fatto Quotidiano”, les autorités italiennes ont été contraintes de verser 700 euros en dédommagement au migrant algérien. Le transfert en Albanie a été exécuté “sans transparence et en violant les conventions internationales”, précise la source. Ce n’est pas une simple erreur administrative, mais une “négligence manifeste” de la part de l’État italien, portant atteinte aux droits personnels du concerné.
Le tribunal a reconnu que le ministère de l’Intérieur a failli à garantir une gestion administrative conforme. La procédure de transfert en Albanie s’est réalisée sans justification écrite, séparant de manière forcée le migrant de sa famille restée en Italie. De plus, le migrant a été induit en erreur quant à sa destination finale, croyant qu’il serait transféré à Brindisi, toujours en Italie.
Implications des pratiques de rétention
Au lieu de cela, il a été emmené en Albanie, ses poignets attachés durant tout le trajet, sans aucune information quant à son avenir. L’avocat du migrant, Gennaro Santoro, a dénoncé les violations des droits de l’homme au centre de rétention albanais, affirmant que cette histoire montre “la partie visible d’un problème plus vaste”.