Face à la sécheresse persistante et à la pression sur les aliments pour bétail, l’Algérie concentre ses efforts sur des solutions innovantes. À El Kantara, des travailleurs du Centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides (CRSTRA) à Biskra participent à cette initiative en produisant des pellets alimentaires pour le bétail en remplacement du maïs importé.
Le potentiel des rebuts de dattes
Utiliser les rebuts de dattes pour remplacer le maïs importé a été discuté lors de la réunion gouvernementale du 4 février [source non confirmée]. Mohamed Seif Allah Kechebar, directeur du CRSTRA, a indiqué que l’unité industrielle d’El Kantara produit entre 200 et 400 quintaux par jour de ce nouvel aliment pour bétail.
Le coût de ce produit est inférieur à celui des alternatives privées, ce qui le rend économiquement intéressant pour les éleveurs. Les rebuts de dattes pourraient réduire considérablement la dépendance à l’égard des importations de maïs et d’orge. Annoncé par les autorités, ce changement pourrait baisser l’importation de ces céréales de 17 à 26 %.
Impacts sur l’Agriculture et l’Industrie
Des études entreprises dès 2001 démontrent le potentiel des rebuts de dattes dans diverses industries, notamment la production d’alcool et de levure. L’exploitation de cette ressource, bien que disputée entre divers secteurs, reste sous-utilisée. Pour maximiser son usage, il est crucial d’assurer un approvisionnement constant et en grande quantité pour les producteurs d’aliments pour bétail.
Les enjeux de l’intégration académique
L’intégration de l’université dans des solutions agricoles concrètes est une priorité, comme le montre la récente prise en compte des rebuts de dattes par le gouvernement. Il reste essentiel d’encourager les fabricants à adopter ces innovations, car le taux d’intégration des produits locaux est actuellement faible. La dépendance du secteur avicole aux importations de matières premières reste une préoccupation majeure.