Il existe désormais des règles précises pour pratiquer la micro-importation en Algérie. Suite à sa légalisation par décret exécutif en juin, le gouvernement algérien précise les conditions d’exercice pour les entrepreneurs souhaitant se lancer dans le commerce « du cabas ». Un arrêté ministériel récemment publié encadre ces règles.
Critères à remplir pour faire la micro-importation
Pour être considéré comme un micro-importateur en Algérie, huit critères spécifiques doivent être remplis. Le principal est d’avoir la nationalité algérienne et de vivre dans le pays. De plus, il ne faut pas cumuler cette activité avec une autre occupation professionnelle. Être titulaire d’une carte d’auto-entrepreneur pour la micro-importation, être affilié à la Caisse nationale de Sécurité sociale et avoir un numéro d’identification fiscale sont également nécessaires. Enfin, il est essentiel d’avoir un compte en devises à la Banque Extérieure d’Algérie (BEA) et obtenir une autorisation d’exercer délivrée par le ministère du Commerce extérieur.
Responsabilités administratives et financières du micro-importateur
Le micro-importateur doit déclarer ses marchandises sur une plateforme numérique dédiée avant leur importation. Le respect des normes de sécurité et de protection du consommateur est exigé pour valider l’importation. Certaines marchandises soumises à des restrictions sont exclues. Financièrement, les importations doivent être réglées avec la carte de la BEA, et toutes les transactions doivent être financées à partir du compte devises du micro-importateur. Les bénéfices incluent des droits de douane réduits et une comptabilité simplifiée.