La Loi de finances 2026, publiée le 31 décembre, est entrée en vigueur dès le 1er janvier en Algérie. Ce texte introduit plusieurs modifications importantes pour les citoyens et les entreprises, locales et étrangères. Parmi les mesures clés, le budget de l’État pour 2026 atteint un nouveau sommet avec des dépenses de 17.636,7 milliards de DA, tandis que les recettes attendues s’élèvent à 8 009 milliards DA.
Mesures fiscales et économiques majeures en Algérie
La loi réaffirme l’engagement de l’État à soutenir l’économie et encourage l’investissement. Elle simplifie aussi les procédures fiscales pour les startups. Pour ces dernières, les exonérations fiscales peuvent être prolongées sur deux ans dans certaines conditions. Le Code des impôts est réformé pour élargir la base fiscale tout en réduisant certaines pressions.
À l’international, les entreprises étrangères devront désormais calculer et payer l’Impôt sur les Bénéfices Sociétés selon la réglementation algérienne, établissant ainsi une équité avec les entreprises locales.
Mesures sociales et soutien au pouvoir d’achat
Pour atténuer l’inflation, la Loi de finances 2026 prolonge les exonérations de droits de douane pour les produits de première nécessité. Le soutien à l’achat de logements et les subventions aux transports publics visent à protéger le pouvoir d’achat. Une augmentation des salaires est prévue, avec une enveloppe de 5.926 milliards DA consacrée à la masse salariale publique.
Des taxes modifiées touchent également les transports avec de nouvelles taxes instaurées sur les carburants pour les véhicules traversant les frontières et des ajustements sur les titres de transports collectifs. La consommation de certains produits comme le tabac est par ailleurs plus fortement taxée.
Soutien à l’économie verte et nouvelles réglementations en Algérie
Des mesures fiscales visent à promouvoir l’énergie verte, avec notamment des exonérations douanières sur les équipements pour l’énergie solaire. Le pouvoir d’achat est aussi encouragé via des mesures fiscales destinées aux ménages.
Enfin, plusieurs réformes visent à moderniser l’administration fiscale, telles que le paiement électronique des droits de timbre et l’obligation d’employer des logiciels de facturation certifiés pour garantir la sécurité des données financières.
