Les initiatives prises par l’Algérie dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ont été saluées par le Groupe d’action financière (GAFI). Cette reconnaissance marque-t-elle le début du processus de retrait de l’Algérie de la liste grise de cet organisme international ?
En octobre 2024, l’Algérie avait été inscrite sur la liste de “surveillance renforcée” du GAFI, une indication de la nécessité d’améliorer ses mesures contre ces menaces. La présidente de l’époque, Elisa de Anda Madrazo, avait clarifié que l’inclusion sur cette liste n’est pas punitive, mais vise plutôt à guider les pays vers un renforcement de leurs systèmes.
Les engagements de l’Algérie pour se conformer aux recommandations du GAFI
L’Algérie s’est engagée à collaborer étroitement avec le GAFI et le MENAFATF pour solidifier son cadre de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Lors de la réunion plénière de février 2026, le GAFI a confirmé que l’Algérie avait significativement progressé dans son plan d’action, bien qu’il reste essentiel de vérifier l’application effective des réformes adoptées.
Reconnaissance des efforts par le GAFI
Dans un rapport accessible sur son site, le GAFI a recommandé une évaluation sur le terrain pour s’assurer que les progrès en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme se poursuivent activement en Algérie. Le rapport souligne que le pays a pris des mesures positives, notamment dans l’amélioration de la surveillance pour les secteurs à haut risque, et a mis en place des sanctions efficaces et dissuasives.
Les autorités algériennes ont travaillé à l’élaboration d’un cadre solide pour gérer les informations de base et celles des bénéficiaires effectifs, tout en renforçant le système de déclaration des transactions suspectes. Par ailleurs, un cadre juridique a été instauré pour les sanctions financières relatives au financement du terrorisme et une surveillance adaptée a été introduite pour les organisations à but non lucratif, sans entraver leurs activités légales.