Le gouvernement algérien a introduit une nouvelle flexibilité dans sa politique d’importation, selon une annonce du ministère du Commerce extérieur et de la promotion des exportations. Cette initiative se matérialise par un mécanisme exceptionnel visant à simplifier les processus pour les entreprises locales.
Prolongation du Programme Prévisionnel d’Importation en Algérie
Cette évolution s’inscrit dans le prolongement du Programme prévisionnel d’importation (PPI) pour la deuxième moitié de l’année 2026. Introduit initialement en juillet 2025, le PPI exige la validation par le ministère du Commerce pour tout programme d’achat à l’étranger, avec pour objectifs de réduire les importations, de lutter contre la fraude et de promouvoir la production locale.
Quelques Ajustements à la Politique d’Importation en Algérie
Désormais, Kamel Rezig, le ministre du Commerce, permet de manière exceptionnelle aux acteurs économiques de soumettre des demandes supplémentaires pour l’importation de matières premières et d’équipements par le biais de tableaux estimatifs additionnels. Ceci est valable pour les demandes non incluses dans le PPI, comme le rapporte le quotidien Echourouk.
Cette décision exceptionnelle vise à soutenir les producteurs locaux, afin d’assurer la continuité de leurs activités et d’éviter toute pénurie de produits sur le marché. De cette manière, le dispositif PPI non seulement réponde aux besoins de production, mais accorde également une priorité aux industriels nationaux en cas de nécessité critique pour pallier tout manque et garantir une abondance de marchandises variées.
Les Nouvelles Modalités d’Autorisation d’Importation
Tahar Benali, député membre de la commission des finances et du budget à l’Assemblée populaire nationale (APN), mentionné par la presse, rapporte que le ministre Rezig a précisé que son ministère propose un mécanisme exceptionnel. Ce dernier permet aux entreprises, en cas de besoin urgent pour maintenir la production ou approvisionner le marché, de déposer des autorisations d’importation additionnelles pour acquérir des pièces, des composants et des matières premières via des tableaux estimatifs additionnels.
Selon le ministre, les produits fabriqués localement sont interdits à l’importation pour protéger l’industrie nationale. Quant aux produits non fabriqués en Algérie, les importations sont autorisées pour combler les besoins nationaux et éviter toute pénurie de marché. Pour les produits partiellement fabriqués sur place, une approche équilibrée est adoptée assurant un compromis entre la demande intérieure et la protection du produit local. Cette stratégie régule et limite les importations uniquement pour faire face à un déficit éventuel.
Il est à noter que le ministre a également précisé que l’importation de pièces de rechange automobiles est autorisée en fonction d’une évaluation précise de la demande réelle, garante de la continuité des activités des opérateurs sans compromettre les capacités de production nationale.
