Dans la région d’Aïn Defla, un pilier de l’agriculture algérienne, la communauté agricole est soulagée de la récente arrivée des pluies, particulièrement après une période d’absence prolongée.
Ressources en eau restaurées
Grâce aux précipitations, les structures de rétention d’eau comme les barrages se remplissent à nouveau, et les réserves souterraines bénéficient d’un apport précieux. Toutefois, la peur d’une future sécheresse incite à planifier des aménagements pour mieux gérer la ressource. Hadj Djalali, un leader agricole de longue date dans la région, s’est exprimé sur sa satisfaction concernant le retour des pluies de ces derniers jours. En tant que président de la Chambre d’agriculture d’Aïn Defla, il milite pour des améliorations continues dans le secteur.
Soutien vital des forages
Djalali explique que la région a survécu à de sévères sécheresses grâce aux forages autorisés, essentiels pour diverses cultures, y compris la pomme de terre, le blé et les fruits. La spécialisation de la région dans ces cultures remonte aux années 1970, avec un rôle pionnier joué par les agriculteurs d’El-Abadia. Avec les barrages rechargés, l’irrigation des terres agricoles peut reprendre, apportant un soulagement aux producteurs locaux.
Stratégies pour l’avenir
Djalali met en avant l’idée d’installer des structures pour capter l’eau douce des rivières avant qu’elle n’atteigne la mer, un projet déjà mis en œuvre avec succès ailleurs en Algérie. Cette méthode permettrait d’accumuler de l’eau de manière plus économique qu’avec le dessalement. En somme, les précipitations actuelles offrent non seulement une pause dans la sécheresse, mais incitent également à réfléchir à de meilleures pratiques de gestion de l’eau pour assurer la durabilité en périodes arides.