L’Algérie est en pleine transformation de son secteur ferroviaire par le biais de nombreux projets ambitieux visant à moderniser et étendre le réseau de transport. Le projet emblématique de la ligne de transport minier de Gara Djebilet, s’étendant sur 950 km, facilite le transport de minerai de fer de cette région jusqu’à Oran. Ce succès ouvre la voie au déploiement de sept projets ferroviaires majeurs, promettant de transformer le paysage logistique du pays et de stimuler son économie.
Un réseau ferroviaire étendu de l’Ouest à l’Est
L’un des projets les plus significatifs est la Rocade Nord, considérée comme l’épine dorsale du réseau ferroviaire. Cette ligne, longue de 1250 kilomètres, s’étend de Tlemcen à Annaba le long de la côte algérienne, traversant 22 wilayas et regroupant près de la moitié de la population du pays. Elle connecte directement neuf grands ports, ce qui renforce la capacité de l’Algérie à exporter et dynamise le commerce extérieur. Plusieurs segments de cette ligne sont actuellement en phase de modernisation afin d’accroître la capacité de transport de passagers et de marchandises.
Un autre projet de grande envergure, la Rocade des Hauts-Plateaux, traversera 11 wilayas sur une distance de 1162 kilomètres, s’étendant de Tebessa à Moulay Slissen dans la wilaya de Sidi Bel Abbes. Près de 944 kilomètres sont déjà opérationnels. Ce projet vise à désenclaver les régions centrales et méridionales de l’Algérie, facilitant ainsi les connexions entre le nord et l’intérieur du pays et encourageant le développement régional.
Connecter les ports et le Sud de l’Algérie
Dans un même temps, les projets des pénétrantes Est et Centre ont pour but de relier les ports de Skikda et Djen Djen au pôle pétrolier de Hassi Messaoud, avec la perspective future d’étendre le réseau jusqu’à Tamanrasset dans le Grand Sud. Ces efforts améliorent l’intégration du pays, facilitent le transport et l’échange de biens dans des régions parfois isolées.
De plus, les projets des boucles Sud-Ouest et Sud-Est cherchent à connecter les régions du Sahara avec le reste du pays, tout en ouvrant des voies de communication vers l’Afrique subsaharienne. Ces efforts, dirigés par l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif), témoignent des ambitions de diversification économique de l’Algérie et de son désir de renforcer son intégration régionale. La modernisation du secteur ferroviaire devrait dès lors transformer profondément les infrastructures du pays.