Au début de l’année 2026, l’Algérie a lancé une importante initiative sur la scène internationale du commerce du blé. Un récent appel d’offres, récemment clôturé, a permis de sécuriser de grands volumes prévus pour le marché intérieur. Cette stratégie s’inscrit dans une gestion proactive des réserves nationales et la prévision des besoins à court terme.
Clôture de l’appel d’offres du 19 janvier 2026
L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a fermé, ce 19 janvier 2026, un appel à propositions à l’échelle internationale pour l’achat de blé meunier. Selon des sources européennes, environ 600 000 tonnes auraient été acquises lors de cette démarche. Le volume total pourrait atteindre jusqu’à 720 000 tonnes, d’après certaines prévisions [source non confirmée].
Les accords ont été conclus autour de 254 dollars par tonne métrique, coûts et fret inclus. D’autres experts parlent d’un minimum de 253 dollars par tonne métrique, selon des estimations non confirmées.
L’Argentine prend l’avantage comme fournisseur principal
L’appel en question permettait aux fournisseurs de soumettre leurs offres sans restriction d’origine. Toutefois, les observateurs estiment que l’Argentine pourrait bien dominer les approvisionnements grâce à ses prix compétitifs, rendus possibles par une récente récolte abondante dans ce pays d’Amérique du Sud.
Un négociant européen a expliqué que les prix étaient suffisamment bas pour écarter le blé venant de la mer Noire, diminuant ainsi la compétitivité des origines habituelles.
Conditions et calendrier d’approvisionnement
L’OAIC a détaillé un calendrier de livraison établi sur l’origine du blé. Les approvisionnements provenant d’Europe doivent être réalisés en deux périodes distinctes en mars 2026. En revanche, les cargaisons provenant de l’Amérique du Sud ou de l’Australie doivent être livrées en février. Ces ajustements visent une réception fluide et optimisée des cargaisons en Algérie.
Comptant parmi les plus grands importateurs de céréales, l’Algérie a diversifié ses sources d’approvisionnement, réduisant ses achats de blé français dans le cadre de relations diplomatiques tendues et d’une volonté de réduire sa dépendance. La production nationale de blé est prévue en hausse, avec une estimation de 3,2 millions de tonnes pour la saison 2025-2026.