La date de l’Aïd-el-Fitr 2025 fait débat entre observateurs traditionalistes et astronomes. Dimanche 30 ou lundi 31 mars ? Décryptage d’une controverse qui agite le monde musulman.
Une fête religieuse sous tension : quelle date pour l’Aïd 2025 ?
Alors que le Ramadan touche à sa fin, la question de la date exacte de l’Aïd-el-Fitr 2025 enflamme les discussions. Entre observation traditionnelle et calculs astronomiques, les avis divergent. Dimanche 30 ou lundi 31 mars ? La confusion règne.
Calculs vs Tradition : le choc des méthodes
Deux écoles s’opposent pour déterminer la fin du mois de Ramadan :
- L’école traditionaliste, qui repose sur l’observation oculaire du croissant lunaire. Selon cette méthode, l’Aïd ne peut être confirmé qu’à l’issue de la « nuit du doute », prévue le 29 mars.
- L’école moderniste, qui s’appuie sur les calculs astronomiques précis pour prévoir à l’avance la naissance de la nouvelle lune.
Ce désaccord est récurrent, mais cette année, il semble plus marqué que jamais.
Les astronomes montent au créneau
Le Centre international d’astronomie, basé à Abu Dhabi, a publié un communiqué pour clarifier la situation. Selon lui, « la question de l’annonce des mois hégiriens relève des autorités officielles, et non des astronomes ». Leur rôle se limite à fournir des données scientifiques sur la visibilité du croissant lunaire.
Cependant, le centre met en garde contre des « dépassements » de la part de certains experts et responsables religieux, ce qui contribue à alimenter la confusion.
Un croissant lunaire invisible… mais une fête anticipée ?
L’Association algérienne Sirius et d’autres organismes scientifiques ont été catégoriques : le croissant lunaire sera impossible à observer le 29 mars, même avec des instruments de pointe. L’Aïd-el-Fitr 2025 devrait donc logiquement tomber le lundi 31 mars.
Or, plusieurs pays risquent d’annoncer l’Aïd-el-Fitr 2025 pour le dimanche 30 mars, s’appuyant sur des observations contestées. L’Arabie Saoudite, en particulier, est souvent accusée de valider des témoignages douteux, déclenchant un effet domino sur d’autres nations musulmanes. Cette incertitude relance le débat sur l’unification des calendriers religieux.