Quatre nations d’Afrique australe unissent leurs forces pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2028. L’Afrique du Sud, le Botswana, la Namibie et le Zimbabwe ont remis conjointement leur dossier de candidature à la Confédération africaine de football. Cette initiative marque une première pour le tournoi continental, selon les déclarations des responsables fédéraux impliqués dans ce projet ambitieux.
Le dossier de candidature de la CAN 2028 déposé en temps voulu
Le président de la Fédération botswanaise de football, Tariq Bapetsung, a annoncé que le dossier avait été transmis à la CAF dans le respect des délais fixés. Cette confirmation intervient depuis la capitale zimbabwéenne, où le dirigeant venait d’accéder à la présidence du COSAFA, l’une des principales structures régionales rattachées à la confédération continentale.
Selon ses propos, la soumission de la candidature répond aux exigences fixées pour recevoir la compétition dans la partie méridionale du continent. Le responsable botswanais souligne les atouts de la région, notamment un système de transport performant et des installations susceptibles de garantir le succès de l’événement, exprimant ainsi sa confiance dans les perspectives de ce dossier collectif.
Une répartition géographique favorable à l’Afrique australe pour la CAN 2028
Bien que la Confédération africaine de football n’applique pas de système de rotation officiel entre les différentes zones du continent, l’historique récent des éditions semble avantager la région sud. Les trois dernières compétitions se sont successivement déroulées en Afrique centrale, occidentale et septentrionale.
L’attribution de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 au trio Kenya-Ouganda-Tanzanie, représentant la zone orientale, conforte l’Afrique australe dans l’idée que son tour est venu. Cette logique géographique informelle renforce les espoirs des quatre candidats pour l’édition suivante.
Par ailleurs, trois des quatre pays concernés vont conjointement recevoir le Mondial de cricket 2027. Cette expérience d’organisation majeure constitue un argument de poids susceptible de convaincre la CAF de leur capacité à gérer une compétition d’envergure continentale.
Une organisation inédite à quatre nations pour le football africain
L’organisation de la CAN 2028 par quatre pays représenterait une nouveauté absolue pour la compétition africaine. Néanmoins, ce format ne serait pas une première dans le monde du football, plusieurs tournois ayant déjà adopté ce modèle multi-nations.
Le Championnat d’Europe 2020 avait ainsi réuni onze pays hôtes, tandis que l’édition 2028 sera partagée entre l’Angleterre, l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande. La Coupe d’Asie avait également expérimenté cette formule en 2007 avec quatre nations organisatrices.
L’expérience limitée de l’Afrique australe en matière d’organisation
Dans l’histoire du tournoi continental, seules deux nations de cette sous-région ont eu l’honneur d’accueillir la compétition. L’Afrique du Sud a organisé deux éditions, en 1996 puis en 2013, démontrant sa capacité à recevoir des événements footballistiques majeurs.
L’Angola complète ce tableau en ayant accueilli la CAN 2010. Le reste de la zone australe n’a jamais eu l’opportunité de recevoir cette prestigieuse compétition, ce qui confère une dimension historique à cette candidature quadripartite.
Les enjeux de cette candidature commune pour la CAN 2028
Si cette candidature groupée était retenue, elle marquerait le retour significatif de l’Afrique australe comme terre d’accueil du football continental. Elle permettrait également à des pays comme le Botswana et le Zimbabwe de vivre leur première expérience d’organisation d’une Coupe d’Afrique des Nations.
Les infrastructures combinées des quatre nations offrent théoriquement une capacité d’accueil diversifiée et des possibilités logistiques étendues. La mutualisation des moyens représente un modèle d’organisation qui pourrait inspirer d’autres régions du continent pour les éditions futures.
La décision finale de la CAF sera scrutée avec attention, alors que cette candidature collective symbolise une ambition partagée et une volonté de coopération régionale. L’issue de ce dossier pourrait redéfinir les modalités d’organisation des futures compétitions continentales et encourager d’autres zones géographiques à adopter des approches similaires.