Une mère algérienne vivant à Béziers a exprimé sa colère dans les médias français face à une situation qu’elle considère comme une manipulation prédatrice. Son fils aurait en effet été victime d’un mariage gris orchestré depuis l’Algérie dans le but d’obtenir un titre de séjour en France.
L’Initiative de l’association Dommages
Fatima Terki, mère du marié, est également la fondatrice de l’association Dommages basée à Béziers, en France. Cette organisation se consacre à la défense des victimes de mariages gris. Elle a partagé son expérience avec le média français Midi Libre le 5 mai 2026.
Dans son récit, elle évoque comment son fils, un homme de 30 ans, a été introduit à une Algérienne résidant encore en Algérie. Bien qu’il soit de nationalité française et d’origine algérienne, il recherchait un mariage sincère. Selon Fatima Terki, des éléments douteux étaient visibles dès le début de cette relation.
Mariage civil et acquisition de visa
Le mariage s’est concrétisé par un contrat civil en Algérie. Fatima Terki décrit cette cérémonie comme hâtive et peu élaborée, sous la pression de la jeune femme. Ce mariage fut célébré sur le sol algérien. Grâce à cette union, la jeune femme a obtenu un visa de type D qui lui a permis de rejoindre son époux en France et de recevoir un titre de séjour en France. Elle affirme que son comportement après son arrivée était exceptionnellement distant, au point de disparaître durant plusieurs jours.
Accusation de violences et conséquences juridiques
La situation s’est envenimée lorsque la jeune femme a déposé une plainte pour violences conjugales contre son mari. En conséquence, la police a visité le domicile familial de Fatima Terki et une enquête judiciaire est en cours pour prouver l’innocence de son fils, décrit comme très affecté par cette affaire.
Fatima Terki déclare que cette plainte pourrait permettre à son épouse de garder son titre de séjour, même après la séparation. Elle ajoute qu’il existe une législation qui rend cela possible. Selon elle, ceux qui orchestrent ces mariages gris exploitent pleinement les subtilités juridiques.
Dénonciation d’un réseau organisé
Fatima Terki qualifie les initiateurs de mariages gris de « prédattrices » et d’“escrocs”. Selon elle, ces personnes ciblent les individus les plus fragiles. Elle mentionne également que des réseaux sociaux sont employés pour échanger des informations dans le but de contourner la loi.
En tant que fondatrice de l’association Dommages, elle précise : « Il existe déjà des lois, nous demandons simplement leur stricte application. » Originaire elle-même d’Algérie, elle ne s’oppose pas à l’immigration légale. Elle conclut son propos avec une phrase lourde de sens : « Ce sont souvent deux vies brisées pour un morceau de papier. »