À l’approche de l’élection présidentielle française de 2027, les liens entre la France et l’Algérie se retrouvent encore une fois au cœur des débats, notamment par les candidats appartenant à l’extrême droite. Jordan Bardella, qui préside le Rassemblement national (RN), s’est fait remarquer pour avoir adopté des propositions déjà mises en avant par Bruno Retailleau. Ces propositions visent à créer une dynamique de confrontation avec l’Algérie, notamment sur les questions sécuritaires et migratoires.
Les propositions controversées de Jordan Bardella
En direct sur BFMTV, Jordan Bardella a semblé ignorer les récents développements dans les relations entre la France et l’Algérie. Il a suggéré de suspendre les visas pour les ressortissants algériens, d’arrêter les transferts d’argent, de plus stopper l’aide au développement et de limiter l’accès des Algériens aux services médicaux en France.
Karim Amellal, auteur et ancien ambassadeur, a réagi en soulignant l’inefficacité de telles actions. Il a rappelé à Jordan Bardella qu’une réduction des visas, visant surtout les familles et étudiants algériens, a été tentée à plusieurs reprises sans succès notable. De même, les envois de fonds entre la France et l’Algérie restent faibles à cause des différences de taux de change.
Réactions de Karim Amellal et débat sur les origines
Amellal a profité de cette tribune pour rappeler à Bardella ses racines algériennes et l’encourager à étudier plus profondément ce sujet. Il a insisté sur le fait que l’aide publique au développement est inefficace, car l’Algérie n’accepte pas l’aide externe. En effet, l’Agence française du développement se limite principalement aux bourses pour les étudiants algériens en France.
Sur X, Karim Amellal a amplifié son message en adressant une critique directe à Bardella. Selon Amellal, les propositions de Bardella, comme la suspension de visas et la réduction des envois de fonds, ciblent essentiellement les citoyens algériens plutôt que les pouvoirs en place. En conclusion, le discours de Bardella ne tient pas compte de la complexité des relations bilatérales entre la France et l’Algérie. Les suggestions faites par Bardella, déjà expérimentées par le passé, n’ont pas produit les résultats escomptés.