Lors d’une récente session, le gouvernement algérien, sous la direction du Premier ministre Sifi Ghrieb, a exploré le sujet des travailleurs étrangers dans le pays. Ce débat a été axé autour de la réglementation légale entourant l’emploi des travailleurs étrangers, selon un communiqué du bureau du Premier ministre. Cette réglementation s’appuie sur la législation algérienne et sur les accords internationaux.
Importance de la convention internationale
L’exposition abordée lors de cette réunion a mis en lumière les normes légales en vigueur, en prenant notamment pour référence la convention 97 de 1949 de l’Organisation internationale du travail (OIT). Cette convention assure un traitement équitable entre les travailleurs nationaux et étrangers. Durant ces discussions, l’accent a également été mis sur l’importance de renforcer les compétences locales. Le gouvernement a souligné la nécessité de développer davantage ces compétences pour soutenir les grands projets économiques du pays et son développement structurel.
Données clés sur les travailleurs étrangers en Algérie
Un rapport publié par la revue Afkar wa Affak, et conduit par le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD), fournit des informations détaillées sur les travailleurs étrangers en Algérie. Les permis de travail sont majoritairement accordés à des ressortissants de Chine, Turquie et Égypte, représentant environ 75 % des autorisations. Ces travailleurs se retrouvent essentiellement dans le secteur du BTPH (bâtiment, travaux publics et habitat). De 2016 à 2022, le nombre total de permis de travail a chuté, passant d’environ 92 000 à près de 20 000. Ces statistiques concernent les permis délivrés aux travailleurs étrangers employés par des sociétés opérant en Algérie.
Diversité des profils migratoires
L’étude distingue entre les nouveaux migrants, en majorité originaires d’Afrique subsaharienne, et ceux installés depuis plus de cinq ans. Les premiers, souvent moins qualifiés, sont largement actifs dans le secteur informel, où le taux d’emploi informel atteint 70 %. Les seconds, principalement d’origine arabe ou asiatique, affichent un niveau d’instruction plus élevé avec plus de 52 % ayant atteint l’enseignement secondaire ou supérieur. Enfin, en 2022, le registre du commerce a répertorié 15 228 commerçants étrangers, comprenant à la fois des individus et des entreprises.
