La demi-finale retour de la Coupe de la Confédération de la CAF entre l’USM Alger et l’Olympique Club de Safi a été éclipsée par une série d’incidents qui ont profondément perturbé le déroulement de la rencontre. Malgré la qualification sportive des Algérois pour la finale, les tensions dans et autour du stade ont déclenché une vive polémique sur la gestion sécuritaire et arbitrale du match.
Un match sous tension dès le coup d’envoi
Prévu comme un rendez-vous décisif, ce choc continental a rapidement basculé dans un climat électrique. Le coup d’envoi a été retardé d’environ une heure en raison de désordres observés dans les tribunes et de failles relevées dans le dispositif de sécurité initial.
Même après le début de la rencontre, l’atmosphère est restée instable, avec une pression constante dans les gradins et une vigilance accrue des officiels. Sur le terrain, l’USM Alger a toutefois validé son billet pour la finale grâce à un nul 1-1 à l’extérieur, après un premier match soldé par 0-0 à Alger.
Des incidents graves et des décisions contestées
La seconde période a été marquée par des interruptions répétées, notamment après des jets de projectiles ayant touché un arbitre assistant. Ces incidents ont été attribués à des supporters de Safi selon plusieurs sources, sans confirmation définitive de la commission d’enquête. La gestion de la situation par les officiels a également suscité débat. Une décision de poursuivre la rencontre aurait été prise malgré la gravité des événements, alimentant des interrogations sur l’application des règlements de la Confédération Africaine de Football.
Une CAF face à un dossier disciplinaire complexe
Après la rencontre, les rapports transmis par les arbitres, le commissaire de match et le coordinateur présentent des versions divergentes des faits. Cette incohérence complique l’analyse de la commission de discipline de la CAF, désormais chargée de trancher sur les responsabilités.
Trois scénarios principaux sont étudiés : des sanctions financières et sportives pour les clubs, des restrictions de supporters pour les prochaines compétitions, ou un report de décision afin de compléter l’enquête. Cette affaire met en lumière les défis persistants liés à la sécurité et à l’organisation des compétitions africaines. Au-delà du résultat sportif, cette demi-finale laisse une impression durable : celle d’une compétition où les enjeux organisationnels prennent désormais autant de place que le terrain.