En 2026, le paysage du recrutement en France subit des changements notables, d’après une étude révélée par France Travail. Bien que l’on observe une diminution générale des projets d’embauche par rapport à l’an passé, certains secteurs continuent d’attirer un nombre significatif d’intentions d’embauche. Découvrez ici les secteurs concernés, les chiffres prévus et les défis que rencontrent les employeurs pour combler certains postes.
Secteurs de la santé et du social en première ligne
Le secteur de la santé, des affaires sociales et des services à la personne est en tête avec 322 000 prévisions de recrutement en 2026. France Travail annonce que 54 % de ces postes sont considérés comme difficiles à remplir par les recruteurs. Les professions telles que celles des infirmiers, aides-soignants et auxiliaires de vie sont particulièrement recherchées. L’organisme prévoit environ 500 000 opportunités d’emploi d’ici 2030, en lien avec le vieillissement de la population et l’évolution des besoins sociaux.
Hôtellerie-restauration et commerce en pleine expansion
Le domaine de l’hôtellerie-restauration prévoit 319 000 embauches pour 2026, avec une part significative de contrats saisonniers, notamment durant les mois d’été. Les postes de cuisinier, serveur et personnel d’accueil sont parmi les plus demandés. Le secteur du commerce et de la distribution, quant à lui, affiche 264 000 intentions d’embauche. Toutefois, le taux de difficulté pour pourvoir ces postes atteint 36 %, avec une forte demande pour les vendeurs, caissiers, chefs de rayon et responsables de magasin.
Tensions dans l’industrie et l’agriculture
Dans le secteur industriel, on compte 211 000 prévisions d’embauche pour 2026, mais avec un taux de difficulté avoisinant les 48 %. Les entreprises de métallurgie, aéronautique et agroalimentaire sont parmi les principales à recruter. France Travail projette que 200 000 postes par an devront être pourvus d’ici 2035. De leur côté, les prévisions de recrutements agricoles atteignent 193 000. L’organisme met en lumière le départ à la retraite imminent d’un exploitant agricole sur deux d’ici 2030, créant une forte demande pour les ouvriers agricoles et techniciens. Malgré les défis, ces secteurs montrent un dynamisme qui mérite l’attention des chercheurs d’emploi et des décideurs politiques.