Cette semaine, les forces de l’ordre de la police urbaine de Guendouza, sous l’autorité de la Sûreté de Daira d’Akbou à Béjaïa, ont réussi à démanteler un atelier clandestin utilisé pour la fabrication d’armes et de munitions, situé dans une maison familiale. Trois individus ont été appréhendés dans le cadre de cette affaire, qui concerne un trafic d’armes, ce qui a engendré l’ouverture d’un dossier pénal à leur encontre.
Opérations de police et saisies dans un atelier
Les services de police avaient reçu des informations signalant qu’un résident de la commune d’Akbou transformait son domicile en un lieu de production d’armes et de munitions destinées à la revente. Après une vérification approfondie, les agents ont pu identifier le suspect ainsi que son adresse exacte, selon un communiqué de la police de Béjaïa publié le 6 avril 2026.
Une perquisition a été effectuée au domicile du suspect en collaboration avec le procureur compétent. Au cours de cette opération, les policiers ont saisi un fusil de chasse, plusieurs cartouches, tant chargées que vides de divers calibres, une quantité de poudre, ainsi que divers outils servant à la fabrication d’armes. De plus, une somme d’argent en dinars algériens, soupçonnée de provenir du trafic d’armes, a été découverte.
Découverte d’un atelier clandestin
Les enquêtes menées sur le terrain ont mis en lumière un atelier clandestin au sein de la maison. Les agents y ont trouvé un pistolet, des cartouches et des douilles vides, dissimulés dans une boîte cachée parmi du bois. Tous ces éléments saisis ont confirmé la fabrication artisanale d’armes. Cette initiative a permis de mieux cerner les activités illégales et d’appréhender l’organisation du trafic dans la région. Les enquêtes ont également révélé que le suspect principal jouait un rôle actif dans la production et la vente d’armes.
Arrestation et poursuites judiciaires
Suite à un renforcement des recherches, deux complices ont été également arrêtés. La perquisition de leurs résidences a conduit à la saisie de deux autres armes : un pistolet artisanal et un pistolet automatique, ainsi qu’un grand nombre de munitions et de projectiles de différents calibres. De plus, des pièces détachées pour armes, une quantité importante de poudre, des équipements pour recharger des cartouches, des vêtements militaires et diverses armes blanches ont été confisqués. Ces éléments ont été intégrés dans le dossier pénal de l’affaire. Les trois suspects ont été présentés devant les tribunaux compétents. Deux d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt, tandis que le troisième a été mis sous contrôle judiciaire. Les investigations se poursuivent afin d’évaluer l’étendue du réseau et d’identifier d’autres éventuels complices.