Tensions persistantes entre l’Algérie et la France : pendant que Paris s’isole, Alger renforce ses partenariats stratégiques avec plusieurs pays européens sur fond d’enjeux énergétiques et diplomatiques.
Ségolène Royal appelle à l’autocritique
Lors de sa visite en Algérie en janvier, Ségolène Royal a clairement indiqué que si les relations entre Paris et Alger ne s’améliorent pas, la responsabilité devrait incomber à la France. La présidente de l’association France-Algérie (AFA) a souligné l’importance d’examiner les bonnes relations qu’entretient l’Algérie avec d’autres pays européens, comme l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la Belgique.
Les dividendes de la diplomatie européenne
Peu après les déclarations de Royal, plusieurs leaders européens ont visité Alger, recevant ainsi des volumes de gaz qui les aident à atténuer les effets de la crise énergétique mondiale. Le ministre algérien des Affaires étrangères a lui aussi participé à des réunions à Bruxelles, illustrant l’harmonie actuelle entre l’Algérie et la Belgique, surtout en ce qui concerne les questions énergétiques.
Accord historique et implications géopolitiques
Au cours de sa visite à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères algérien a négocié un accord relatif à la libre circulation des diplomates, remettant ainsi en cause certaines positions tenues à Paris. L’Algérie et la Belgique ont aussi signé un accord sur la réadmission des migrants. La guerre en Iran a confirmé l’importance de l’Algérie comme fournisseur énergétique fiable sur la scène internationale.
La stratégie de la France en question
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La décision de Macron de soutenir le Maroc sur la question du Sahara occidental a engendré une crise durable avec l’Algérie. Cela semble résultat d’un mauvais calcul, combiné à des pressions internes en France. Contrairement aux États-Unis et à l’Espagne, dont les décisions en matière de politique sahraouie n’ont pas eu de conséquences négatives avec l’Algérie, le soutien de Paris au Maroc a été perçu comme un affront.
Les mises en garde de l’Algérie
Face à cette situation, le président algérien a averti Macron des conséquences de ses choix, déclarant qu’il risquait de tout perdre sans rien gagner. Ce changement de posture politique de la France est mal interprété et souligne les divisions profondes entre Alger et Rabat.