Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, s’est rendu ce 26 mars en Algérie, marquant sa première visite depuis la crise survenue entre les deux pays en mars 2022.
Une visite clé dans le contexte énergétique mondial
Après la visite de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, qui a eu lieu la veille, l’Espagne se tourne vers l’Algérie dans l’espoir d’accroître ses importations de gaz. Cette démarche intervient dans un contexte international où les prix de l’énergie connaissent une forte hausse et où le marché est affecté par des perturbations liées à des conflits, notamment avec l’Iran. À son arrivée, Albares a immédiatement rencontré son homologue algérien, Ahmed Attaf. D’après un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, les deux diplomates ont discuté de divers sujets, incluant l’énergie, la crise au Moyen-Orient, et la situation actuelle dans les régions du Sahel et de la Méditerranée.
Une dynamique commerciale en relance
Albares a exprimé sa satisfaction suite à sa rencontre, déclarant que cette réunion à Alger renforçait les relations bilatérales fondées sur des liens humains et historiques. Il a également annoncé un redressement significatif du commerce entre les deux pays pour 2025, après une période de quasi-suspension durant trois ans. Il a mentionné une augmentation surprenante de 270 % des exportations espagnoles, sans toutefois fournir de chiffres précis. Les échanges commerciaux ont repris en novembre 2024, mettant fin à une suspension de 32 mois provoquée par la position de Madrid sur le conflit au Sahara occidental.
L’importance stratégique du gaz algérien
Entre janvier et mai 2025, les exportations espagnoles vers l’Algérie ont connu une augmentation notable, atteignant 900 millions d’euros, après une chute significative en 2023. Albares a souligné le rôle de l’Algérie comme principal fournisseur de gaz pour l’Espagne, affirmant que ce partenariat était essentiel et témoignait d’une confiance mutuelle. L’Espagne vise à sécuriser ses approvisionnements énergétiques en maximisant les capacités du gazoduc Medgaz, qui peut transporter jusqu’à 10 milliards de m³ de gaz par an.