La Première ministre d’Italie, Giorgia Meloni, se rendra en Algérie ce mercredi 25 mars. Cette visite vise notamment à soutenir les discussions actuellement en cours concernant l’accroissement des livraisons de gaz algérien vers l’Italie.
Contexte européen face aux importations de gaz
Parallèlement, l’Espagne manifeste également un intérêt pour l’augmentation de ses importations de gaz en provenance d’Algérie, qui demande toutefois l’application de prix du marché, actuellement élevés. Selon des informations fournies par l’agence Bloomberg, cette situation met en lumière l’inquiétude croissante des pays européens face à la sécurité de leurs approvisionnements en gaz et en pétrole, avec une attention particulière accordée au rôle de l’Algérie comme alternative potentielle. Le ministre italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique a confirmé qu’un dialogue est en cours avec l’Algérie en vue d’augmenter les importations de gaz. D’autres négociations sont également en cours avec des pays comme l’Azerbaïdjan et les États-Unis. Après avoir sollicité l’Algérie pour obtenir davantage de gaz en 2022, suite aux conséquences de la guerre en Ukraine, l’Italie renoue le contact pour sécuriser ses approvisionnements dans le contexte actuel, marqué par des perturbations au Moyen-Orient.
Pressions concurrentielles sur le marché algérien
L’émirat du Golfe, important producteur de gaz, doit faire face à des attentats qui compliquent la situation sur son territoire et a récemment annoncé un arrêt temporaire de sa production pour « cas de force majeure ». Le ministre italien a également souligné les défis engendrés par la concurrence accrue sur le marché ainsi que par la demande croissante de pays asiatiques, en particulier du Japon, qui se tourne désormais vers d’autres sources d’approvisionnement. En effet, l’Algérie est le principal fournisseur de gaz par l’intermédiaire du gazoduc Transmed. Bloomberg rapporte que la compagnie algérienne Sonatrach a demandé à l’Italie d’acquérir le surplus de gaz disponible sur le marché spot, où les prix sont actuellement plus élevés. Il reste à savoir si l’Italie acceptera les conditions proposées par l’Algérie. Bien que cette visite soit planifiée depuis un certain temps, Giorgia Meloni profitera de son passage en Algérie le 25 mars pour discuter plus en détail de la question énergétique et renforcer la demande italienne pour obtenir davantage de gaz algérien. Après la hausse des prix résultant de la guerre en Ukraine, Sonatrach avait déjà renégocié ses contrats gaziers avec ses principaux clients en augmentant les prix. On peut s’attendre à ce que la compagnie algérienne se trouve maintenant dans une situation encore plus avantageuse pour négocier, en raison de l’intérêt croissant de l’Espagne et de la concurrence asiatique.