Pour la campagne de blé 2025-2026, la production prévue en Algérie est de 4,2 millions de tonnes, selon le système mondial d’information et d’alerte précoce de la FAO. Ce chiffre est comparable à celui de l’année précédente et supérieur à la production de 2021, affectée par une sécheresse sévère.
Importations de céréales et logistique d’approvisionnement
D’après le rapport de la FAO, la stabilité de la production ne signifie pas que les besoins d’importation sont réduits. En effet, pour la campagne 2025-2026, les importations de grains devraient atteindre 14,6 millions de tonnes, représentant une augmentation d’environ 8 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La majorité de ces importations portera sur le blé, avec également 5 millions de tonnes de maïs destinées au secteur avicole.
Le blé importé vise à compléter une consommation nationale qui excède la production domestique. Pour cela, des silos et entrepôts sont installés dans plusieurs wilayas, et les importations sont étalées tout au long de l’année afin de minimiser les fluctuations de marché.
Conditions climatiques et répartition de la production
Les niveaux de précipitations ont varié selon les régions. Dans l’ouest, un faible niveau de pluie jusqu’à début novembre 2025 a entraîné des retards dans les semis et la germination du blé. En revanche, les wilayas de l’est, telles que Skikda, Constantine et Chlef, ont bénéficié de pluie au-dessus de la moyenne, favorisant ainsi un démarrage plus efficace des cultures. Ces disparités climatiques régionales ont eu un impact inégal sur la campagne de culture hivernale 2026, sans toutefois affecter la superficie totale cultivée.
La distribution des types de blé cultivés dépend également des spécificités agricoles de chaque région. Le blé dur est principalement cultivé dans les zones orientales et centrales, tandis que le blé tendre pousse dans des sols plus légers et des climats moins arides. L’orge, quant à elle, trouve des conditions propices dans les régions où les précipitations sont plus régulières.
Estimation de l’orge par le département américain de l’agriculture
Le bureau de l’USDA en Algérie a maintenu son estimation pour la production d’orge à 1,35 million de tonnes, en lien avec les précipitations observées durant le printemps 2025 dans les zones agricoles. Selon leurs rapports, plus de 2 millions d’hectares sont consacrés au blé, tandis qu’un million d’hectares est dédié à l’orge. Le blé dur représente environ 45 % des surfaces cultivées, l’orge 33 %, et le blé tendre 15 %.
Les semis se sont effectués entre la mi-octobre et la fin novembre 2025, en fonction des conditions locales. Des données officielles indiquent que les rendements moyens varient de 2 à 3 tonnes par hectare, avec des performances supérieures dans les zones orientales bénéficiant de pluies adéquates et de sols fertiles.
Les informations mises en avant par la FAO et l’USDA permettent de suivre l’évolution de la production, les surfaces cultivées, ainsi que les besoins d’importation en blé et en orge, tout en soulignant l’impact des conditions climatiques sur cette campagne 2025-2026.