L’ancien sélectionneur bosnien Vahid Halilhodžić a récemment partagé ses réflexions sur l’une des périodes les plus mémorables et controversées de sa carrière, à savoir son passage à la tête de l’équipe marocaine. Avec un tempérament fort et une exigence rigoureuse, le technicien de 72 ans reconnaît que cette expérience a laissé une empreinte particulière dans sa trajectoire professionnelle.
Halilhodžić : la blessure d’un départ inattendu
Plusieurs années après ces événements, Halilhodžić évoque toujours son départ avec une certaine tristesse, surtout en considérant qu’il a eu lieu quelques mois avant la Coupe du Monde 2022 au Qatar. À l’époque, l’équipe qu’il avait dirigée venait de se qualifier pour la phase finale, mais la fédération marocaine a décidé de le remplacer, un choix qui a surpris de nombreux analystes. Pour lui, cet épisode demeure douloureux, car il croyait avoir accompli la majeure partie des préparations nécessaires pour le tournoi mondial.
Les regrets de Vahid Halilhodžić
Dans ses récents propos, Vahid Halilhodžić a exprimé son ressentiment face à cette période tumultueuse. Selon lui, cette décision lui a enlevé l’opportunité de participer à sa troisième Coupe du Monde en tant que sélectionneur, un objectif qu’il considérait comme l’aboutissement de son travail avec les Lions de l’Atlas. « J’ai vécu un moment terrible avec le Maroc. On m’a volé la chance de participer à une troisième Coupe du Monde », a-t-il déclaré avec sérieux.
L’ancien coach du Paris Saint-Germain et du FC Nantes a souligné le rôle crucial qu’il estime avoir joué dans la formation de l’équipe nationale marocaine durant son mandat. « C’est moi qui ai construit l’équipe pour la Coupe du Monde. J’ai tout préparé », a-t-il martelé. Selon Halilhodžić, cette situation illustre également les nombreux défis auxquels il a dû faire face tout au long de sa carrière, où son caractère exigeant a souvent suscité autant d’admiration que de débats.
Une personnalité à la fois admirée et critiquée
Conscient que son caractère peut parfois créer des tensions, Halilhodžić reconnaît que son style de gestion n’a pas toujours été apprécié unanimement. Toutefois, il défend son approche et refuse de renier ce qu’il considère comme une partie essentielle de son identité professionnelle. « Je suis quelqu’un de différent, c’est ma personnalité. On me dit souvent que je devrais être plus diplomate, mais j’assume mes responsabilités », confie-t-il.
Ce franc-parler, qui a toujours fait partie de son approche managériale, s’accompagne d’un regard critique sur sa période avec l’équipe marocaine. Il n’hésite pas à qualifier cette période de sa carrière d’une des plus problématiques. « Mon passage à la tête de l’équipe du Maroc a été la pire expérience de ma carrière d’entraîneur », avoue-t-il. Une déclaration forte qui souligne à quel point cet épisode reste une blessure ouverte pour lui.
