À partir du lundi 16 mars, les prix des carburants au Maroc vont connaître une augmentation significative, conséquence directe de la situation actuelle au Moyen-Orient, notamment la fermeture du détroit d’Ormuz, entraînant une flambée des tarifs du pétrole. Depuis le début des hostilités contre l’Iran le samedi 28 février, le prix du baril de pétrole a grimpé de plus de 30 dollars et se maintient au-dessus de 100 dollars.
Les nouveaux tarifs à la pompe
Selon les informations relayées par un média marocain, à compter de 00 h 01 le 16 mars, le gasoil augmentera de **2 dirhams** et l’essence de **1,44 dirham**. Cette hausse représente environ **28,33 dinars algériens** par litre pour le gasoil et **20,33 dinars pour l’essence**, basé sur le taux de change actuel. En euros, cela équivaut à une augmentation de **0,19 € pour le gasoil** et de **0,13 € pour l’essence**. Ainsi, les nouveaux prix devraient s’établir à **12,80 dirhams** par litre pour le gasoil et **13,93 dirhams** pour l’essence, soit environ **180,7 dinars algériens** pour le diesel et **196,65 dinars** pour l’essence. En euros, ces tarifs se traduisent par **1,19 € pour le gasoil** et **1,29 € pour l’essence**.
Une tendance inquiétante
Cette augmentation s’ajoute à une hausse précédente survenue le 1ᵉʳ mars, où les prix avaient déjà augmenté de **0,25 dirham** par litre tant pour le gasoil que pour l’essence. En l’espace de deux semaines, cela représente une hausse totale de **2,25 dirhams** pour le gasoil et **1,69 dirham** pour l’essence.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent près de **20 %** des hydrocarbures consommés mondialement, joue un rôle clé dans cette situation. Le Maroc, étant entièrement dépendant des importations d’hydrocarbures, fait face à des défis financiers importants pour pallier les conséquences de ces hausses sur la population, surtout pour les ménages à faibles revenus.
Le 9 mars, le prix du baril a atteint **115 dollars**, une progression de **25 %** qui n’avait pas été observée depuis 2022, après le début de la guerre en Ukraine. L’escalade des prix du carburant pèsera sur de nombreux secteurs et représente une menace pour le pouvoir d’achat des Marocains, déjà affectés par une inflation élevée et un taux de chômage préoccupant, particulièrement parmi les jeunes.
