Avec l’attente de la mise en opération de la ferme géante Baladna à Adrar, l’Algérie continue de dépendre des importations de poudre de lait à l’échelle internationale. L’Uruguay est l’un de ses principaux fournisseurs, et en 2025, l’Algérie est devenue le premier acheteur de lait de ce pays. Pour l’année 2025, l’Uruguay a réalisé des exportations de lait atteignant 1,637 milliard de litres, générant environ 965 millions de dollars, ce qui donne un prix moyen de 0,59 dollars le litre, d’après les informations de la plateforme Datamarnews.
Analyse des exports et clients principaux du lait
En 2025, l’Uruguay a expédié des produits laitiers vers 82 pays, les principales destinations étant l’Algérie, le Brésil, la Mauritanie, le Chili et la Russie, qui ont ensemble représenté 70 % des revenus d’exportation de l’Uruguay. Il est à noter que l’Algérie a enregistré une forte croissance sur le marché, devenant ainsi le premier client des produits laitiers uruguayens, dépassant le Brésil.
La proportion d’achats par l’Algérie a significativement évolué, passant de 26 % en 2024 à 36 % en 2025. En volume, cela s’est traduit par un total de 658 millions de litres importés d’Uruguay, soit une augmentation de 32 %. En termes financiers, ces importations ont coûté environ 343 millions de dollars, enregistrant une hausse de 55 % par rapport à l’année précédente, due à une augmentation de 11 % des prix du lait provenant de l’Uruguay.
Perspectives et projets d’avenir
En comparaison, le Brésil a diminué ses importations en provenance d’Uruguay, se plaçant ainsi au deuxième rang avec des achats s’élevant à 256 millions de dollars. La Mauritanie, un autre pays de la région, a également augmenté son volume d’achats à l’Uruguay, progressant de 97 % en valeur et de 79 % en volume en 2025. Le classement se termine avec la Russie et le Chili.
L’Algérie est reconnue comme l’un des plus grands importateurs mondiaux de poudre de lait, avec un coût approximatif de 600 millions de dollars par an. Dans une démarche visant à réduire ses dépendances vis-à-vis des importations, le pays a engagé le projet intégré Baladna à Adrar, en collaboration avec des partenaires qataris, pour un investissement de l’ordre de 3,5 milliards de dollars. Ce projet prévoit une exploitation de 270 000 vaches, avec une capacité de production pouvant atteindre 1,7 milliard de litres de lait par an.
